L’Assemblée nationale française a entamé sa session ordinaire le jeudi 1er octobre, à 9 heures, avec l’ouverture officielle du mandat législatif 2026-2027 par la présidente Yaël Braun-Pivet. La séance a débuté par le renouvellement du Bureau de l’Assemblée nationale, une procédure habituelle au cours de laquelle les responsables des groupes politiques ont décidé de maintenir les membres actuels, y compris les vice-présidents, les questeurs et les secrétaires, dans leurs fonctions. Ce choix visait à éviter de relancer les débats sur la composition du Bureau, qui constitue l’organe collectif le plus influent du Palais-Bourbon, siège de l’Assemblée. La session devrait s’achever d’ici la fin du mois de février pour laisser place à la campagne électorale présidentielle. Après cette étape procédurale, Yaël Braun-Pivet a suspendu la séance, précisant que les débats formels en séance plénière reprendraient à 15 heures. Le premier sujet abordé a été le projet de loi dit « global » sur les violences sexuelles et sexistes. Cette législation vise à lutter contre différentes formes de violences fondées sur le genre et suscite une attention publique et politique soutenue depuis plusieurs années. Plus tard dans l’après-midi, après la présentation du budget de l’État pour 2027 en Conseil des ministres le matin même, les membres de la commission des finances recevront les ministres Roland Lescure (Économie et Finances) et David Amiel (Comptes publics) à 16 h 45 pour en examiner les détails. Cette session parlementaire marquera la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, dont le mandat s’achèvera le 28 février. La clôture anticipée de la session est nécessaire pour permettre l’organisation de l’élection présidentielle, qui désignera le prochain chef de l’État. Une fois l’élection terminée, le nouveau président disposera du pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale, déclenchant ainsi de nouvelles élections législatives. Ce mécanisme permet au président d’influencer la composition de l’Assemblée et de l’aligner sur son agenda politique après le scrutin.