Une étude relie la rêverie à la santé du cerveau

Une étude récente publiée dans Nature suggère que la rêverie, souvent perçue comme une distraction, pourrait être le signe d'un cerveau sain et une forme d'intelligence. Les chercheurs ont analysé les données de plusieurs milliers de personnes et ont constaté que le cerveau est engagé dans la rêverie environ 46,9 % du temps pendant l'éveil.

La rêverie active un réseau cérébral

Des scientifiques de Harvard ont découvert que la rêverie permet au cerveau d'activer son réseau du « mode par défaut ». Ce réseau est associé à l'introspection, à l'empathie et à la mémoire autobiographique, ce qui laisse penser que la rêverie joue un rôle fonctionnel dans les processus mentaux.

Le mode par défaut favorise l'assemblage des connaissances

Selon Adrian Villellas, qui a interrogé les auteurs de l'étude pour Earth.com, le mode par défaut permet au cerveau d'« assembler des éléments de connaissance et des expériences passées » pendant les périodes d'inactivité. Ce processus pourrait renforcer les capacités cognitives et la créativité en reliant les expériences passées aux objectifs actuels.

La rêverie aide la mémoire et l'apprentissage

Les chercheurs ont également noté que la rêverie contribue à la régénération du cerveau, en rejouant et en consolidant les souvenirs. Cela peut améliorer l'apprentissage, le traitement émotionnel et le fonctionnement cognitif global, confortant l'idée que la rêverie n'est pas une simple pensée oisive, mais une activité mentale précieuse.

La rêverie, une pause mentale

L'étude suggère que la rêverie peut servir de pause cognitive, aidant à prévenir la fatigue mentale et permettant aux personnes de se détacher des situations stressantes. Ces résultats indiquent que la rêverie pourrait être une pratique bénéfique pour le bien-être mental et la santé cognitive.