L'été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré

L'été 2026 a été le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques en 1900, mettant la biodiversité sous forte pression. La chaleur, la sécheresse et le manque d'eau ont affecté diverses espèces, incitant les scientifiques à s'intéresser davantage à la manière dont le vivant s'adapte aux conditions extrêmes.

Des chercheurs à Marseille étudient l'adaptation des plantes

À Marseille, une équipe de chercheurs étudie depuis près de 25 ans la façon dont les plantes s'adaptent à des conditions changeantes. Ils ont ouvert les portes de leur laboratoire à un groupe de vingt visiteurs pour présenter les applications concrètes de leurs travaux, offrant un aperçu rare de leurs recherches à long terme.

Le laboratoire LGBP, complexe et spécialisé

Les locaux du LGBP (Luminy génétique et biophysique des plantes) ressemblent à un labyrinthe. Célia Kerbrat, doctorante, a guidé le groupe à travers le dédale de couloirs lors d'une visite de deux heures. Le laboratoire, rattaché à l'Institut des biosciences et biotechnologies d'Aix-Marseille (BIAM), étudie la réponse des organismes photosynthétiques aux pressions environnementales.

La photosynthèse est essentielle à la vie

La photosynthèse, processus par lequel les plantes transforment la lumière en sucres et en oxygène, est indispensable à la vie animale sur Terre. Les plantes ont développé diverses stratégies d'adaptation, car elles ne peuvent pas se déplacer lorsque les conditions deviennent défavorables. Par exemple, face à une lumière excessive, les plantes dissipent l'énergie en trop sous forme de chaleur, ce qui réduit leur capacité photosynthétique mais protège leurs cellules.

L'arabette des dames et les microalgues au cœur des recherches

L'une des plantes vedettes étudiées est l'arabette des dames (Arabidopsis thaliana), une plante de référence en biologie végétale. D'autres organismes photosynthétiques, comme les microalgues, ont récemment rejoint les travaux de recherche. Beaucoup plus petites que les macroalgues, les microalgues produisent de l'huile lorsqu'elles sont stressées, ce qui est utile pour les biocarburants et les compléments alimentaires.

Le laboratoire veut sensibiliser le public

Les chercheurs ont participé à l'opération « visites insolites » du CNRS, destinée à rendre la science accessible au grand public. Ils ont réalisé une maquette imprimée en 3D pour aider à visualiser le processus de photosynthèse, qui sera bientôt disponible pour un usage pédagogique. L'équipe du LGBP espère que les écoles adopteront ce modèle afin de diffuser plus largement leurs connaissances.

Le CNRS favorise la médiation scientifique

Le CNRS organise les « visites insolites » en France depuis 2020, et en Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 2021. Cette année, 14 visites ont eu lieu dans la région, sur un total de 60 à l'échelle nationale. Le LGBP est l'un des huit laboratoires du BIAM, placé sous la tutelle du CNRS, du CEA et de l'Université d'Aix-Marseille (AMU).