Le Louvre face à des besoins urgents de modernisation

Un an après le vol spectaculaire survenu au Louvre, son président, Christophe Leribault, insiste sur la nécessité de grands travaux de rénovation et de modernisation pour éviter que le musée ne doive fermer ses portes au public. L'incident, survenu le 19 octobre 2025, a mis en lumière des failles de sécurité importantes et a déclenché des efforts continus pour améliorer les infrastructures du musée. Christophe Leribault a qualifié le Louvre d'« en très mauvais état » et de « complètement saturé », évoquant les difficultés liées à la vétusté de sa structure et à la forte fréquentation.

Des améliorations de sécurité en cours

Depuis le vol, le Louvre a mis en place de nouvelles mesures de sécurité, notamment « de nouvelles caméras » et « de nouveaux dispositifs de protection, tels que des bornes et des barrières anti-bélier », et a entamé des travaux autour du périmètre du musée. Un nouveau coordinateur de la sécurité a rejoint l'équipe en juillet. Christophe Leribault a indiqué que le musée a déjà commencé des réparations sur les escaliers mécaniques, les encadrements de fenêtres, les systèmes d'éclairage, les plafonds et la climatisation, tandis que certaines collections, comme celles de la galerie Campana, ont été temporairement déplacées pour permettre les travaux.

Un plan de modernisation en quête de financements

Le plan de modernisation du Louvre, intitulé Louvre - Nouvelle Renaissance, est estimé à un milliard d'euros. Christophe Leribault a déclaré que le musée cherche à réunir 360 millions d'euros auprès de mécènes, en France comme à l'étranger. Bien qu'aucun engagement formel n'ait encore été signé, des mécènes étrangers ont manifesté leur intérêt pour soutenir le projet. Christophe Leribault a mentionné que le musée pourrait envisager une hausse de ses tarifs d'entrée « dans des limites très raisonnables », les visiteurs non européens ayant déjà vu leur billet passer de 22 à 32 euros cette année.

Le projet prévoit de nouveaux espaces

Le plan de rénovation prévoit la création d'une nouvelle entrée et l'ouverture d'un nouveau département consacré à l'art byzantin et chrétien d'Orient. Christophe Leribault espère que la grande colonnade d'entrée et les nouveaux espaces d'exposition seront opérationnels dans cinq à six ans, la rénovation complète devant s'étaler sur douze à quinze ans. Le Louvre restera ouvert par phases pendant les travaux.

Un projet jugé prioritaire pour la nation

Christophe Leribault a souligné que le projet est un « enjeu national » et a averti que si le Louvre n'est pas réparé, adapté et transformé, il perdra rapidement son rang et pourrait finir par devoir fermer ses portes au public, ce qui serait un désastre.