Le président Macron a confirmé que le gouvernement a évoqué la suspension de l'accès aux réseaux sociaux pendant les manifestations, invoquant la régulation des contenus en ligne.
Macron s'exprime sur les mesures liées aux réseaux sociaux pendant les manifestations
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que l'exécutif n'avait pas envisagé de couper l'accès aux réseaux sociaux lors des récentes manifestations étudiantes. Il a précisé que les mesures éventuellement prises s'inscrivaient dans les discussions menées par le Premier ministre Sébastien Lecornu.Le Premier ministre a demandé aux opérateurs télécoms de se préparer à des coupures d'accès
Selon le média en ligne Blast, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait demandé aux grands opérateurs télécoms (Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom), deux jours avant la manifestation, de se tenir prêts à couper l'accès à des plateformes comme TikTok, Instagram, Snapchat et X.Macron décrit ces mesures comme nécessaires à la régulation
Macron a qualifié ces mesures de « travail mené sous l'autorité du Premier ministre », affirmant qu'il était « nécessaire pour réguler les actions de certaines personnes sur les plateformes ». Il n'a pas donné de détails supplémentaires sur les mesures spécifiques prises.Le gouvernement a utilisé la plateforme Pharos pour signaler les contenus illégaux
Le président a également expliqué que le gouvernement avait « mobilisé ce que l'on appelle la plateforme Pharos » afin de permettre le signalement de contenus illégaux. Au total, « un peu plus de 200 signalements ont été transmis aux plateformes ».Les plateformes ont retiré des contenus après les manifestations du 17 octobre
Macron a noté que lors des manifestations du 17 octobre, marquées par un défaillance de sécurité reconnue par l'exécutif, les réseaux sociaux avaient retiré « plutôt mal » des « contenus illégaux », tels que des « appels au pillage » ou des « appels à la violence », comme l'exige la législation européenne. Il a toutefois relevé une « bonne coopération samedi dernier en temps réel », les plateformes ayant « retiré une grande partie » des contenus signalés par les autorités.