Une étude met en lumière les changements alimentaires

Une étude britannique publiée le 17 septembre 2026 suggère que réduire de moitié la consommation de viandes rouges et transformées, en les remplaçant par des légumes et des légumineuses, pourrait ajouter environ neuf mois à l'espérance de vie des Britanniques.

Équipes de recherche impliquées

Les travaux ont été menés par trois équipes, dont celles de l'Institut Karolinska, de l'Université d'Oxford et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Ces établissements sont reconnus pour leurs travaux en santé publique et en nutrition.

Scénarios alignés sur les objectifs climatiques

L'étude a testé deux scénarios alignés sur les objectifs climatiques du Royaume-Uni : une réduction de 35 % d'ici 2030 et une réduction de 50 % d'ici 2050. Ces objectifs reflètent les grandes orientations environnementales et sanitaires du pays.

Sources de données utilisées

Les projections reposent sur les données de l'enquête nationale sur l'alimentation et la nutrition (National Diet and Nutrition Survey, NDNS) de 2019, qui couvre des milliers de foyers. La portion de viande réduite a été remplacée, à valeur calorique égale, par des légumes et des légumineuses. Cela garantit que les changements alimentaires restent équilibrés sur le plan nutritionnel.

Méthodologie et modèles

Selon le European Journal of Nutrition, l'étude a utilisé les tables de mortalité IOMLIFET, associées à un simulateur de dynamique d'opinion. Ce simulateur reproduit l'effet des campagnes gouvernementales et des mesures fiscales sur les habitudes des ménages, offrant un modèle réaliste de changement de comportement.

Maladies liées à la viande rouge

Les calculs reposent sur six maladies associées à la viande rouge, notamment la cardiopathie ischémique, l'accident vasculaire cérébral, le diabète de type 2 et le cancer colorectal. Ces affections figurent parmi les principales causes de mortalité au Royaume-Uni.

Bénéfices de la réduction de la viande

Le scénario de réduction de 50 % permet un gain de 9,4 mois et préserve 10,9 millions d'années sur la période étudiée, tandis que le scénario modéré de réduction de 35 % donne un gain de 7,2 mois. Environ 95 % du bénéfice provient des affections cardiovasculaires, dont la cardiopathie ischémique et l'accident vasculaire cérébral, suivies du diabète de type 2 et du cancer colorectal.