Une enquête met en lumière les difficultés au travail

Une enquête nationale menée en France révèle les difficultés persistantes rencontrées par les salariés ayant traversé une maladie grave, ainsi que par les managers chargés de les accompagner. Réalisée auprès de 2 913 salariés français et publiée par Fasterclass pendant Octobre rose 2026, l'enquête montre que 29 % des salariés ayant traversé une maladie grave estiment être perçus différemment à leur retour au travail.

Reprendre le travail après une maladie est complexe

La fin des traitements ne signifie pas toujours un retour à la vie normale. Les salariés ayant eu un cancer, par exemple, peuvent ressentir de la fatigue, de l'anxiété ou le besoin de se réorienter progressivement. À ces difficultés personnelles s'ajoute le regard des autres au sein de l'entreprise.

Les managers font également face à des défis

Selon l'enquête Fasterclass, 26 % des managers interrogés reconnaissent également la difficulté d'accompagner les salariés ayant traversé une maladie grave. Cela montre que le défi ne concerne pas seulement les salariés, mais aussi les personnes en position de direction.

Les attentes peuvent créer une pression

La pression exercée pour retrouver les niveaux de performance antérieurs constitue un autre obstacle. Trente pour cent des managers citent cet élément comme un défi, contre 21 % des salariés non encadrants. Cela suggère que les responsables d'équipe sont plus conscients de la difficulté à concilier les attentes professionnelles avec la réalité du retour au travail après une maladie.

Le silence des collègues ajoute au stress

Vingt et un pour cent des salariés affirment que leurs collègues restent silencieux ou évitent d'aborder leur retour au travail, contre 14 % des managers. Ce manque de communication peut rendre la transition vers le lieu de travail plus difficile et source d'isolement.

Comment aborder la maladie en discussion

Salariés comme managers sont confrontés au dilemme de savoir s'il faut évoquer la maladie ou éviter le sujet. En en parlant, on peut reconnaître ce qui a été vécu, mais le risque est aussi que le salarié se sente défini par sa maladie. À l'inverse, le silence peut être perçu comme une manière d'ignorer son expérience.