La startup indienne **Macsen Energy** affirme que sa cellule de batterie sodium-ion, utilisant un matériau de cathode à base de blanc de Prusse, a dépassé les 1 500 cycles de charge-décharge lors d’essais en laboratoire, tout en conservant 90 % de sa capacité initiale après 1 000 cycles. L’entreprise prévoit de construire une usine dédiée à la production de ce matériau de cathode ainsi qu’une ligne pilote pour la fabrication de cellules, dont le début des travaux est prévu pour 2027. La société n’a pas confirmé si ces résultats ont été validés par un tiers indépendant. « Dépasser le seuil des 1 500 cycles tout en maintenant une capacité stable et une efficacité coulombienne élevée, et conserver 90 % de la capacité initiale de la cellule après 1 000 cycles, représente un résultat majeur pour notre équipe », a déclaré Achal Agrawal, PDG du groupe Macsen, également impliqué dans les recherches. « Ce résultat provient de l’essai d’une cellule sodium-ion réelle dans notre laboratoire de recherche sur les batteries. Il confirme le potentiel de notre technologie cellulaire pour le stockage énergétique à long terme et démontre la capacité de notre matériau de cathode à base de blanc de Prusse à offrir des performances durables sur plusieurs cycles. » Le blanc de Prusse est un composé riche en sodium à base de fer, couramment utilisé comme matériau de cathode dans les batteries sodium-ion. Sa structure cristalline ouverte permet l’insertion et l’extraction réversibles des ions sodium pendant les phases de charge et de décharge. Ce matériau présente des avantages potentiels, tels que des coûts de production faibles, une disponibilité des matières premières, une charge rapide et une longue durée de vie en cyclage. Sa teneur élevée en sodium peut également contribuer à une capacité initiale et une densité énergétique plus élevées. « La synthèse du blanc de Prusse peut sembler simple, mais produire un matériau approchant sa capacité théorique tout en maintenant d’excellentes performances électrochimiques sur plusieurs cycles de charge-décharge est une tâche bien plus complexe », a souligné Agrawal. « Nous le considérons comme un matériau de batterie high-tech ; nos travaux couvrent la synthèse chimique, la caractérisation des matériaux, ainsi que la fabrication et les tests des cellules. » Selon son site web, l’approche principale de **Macsen Energy** pour le développement des cellules combine une cathode à base de blanc de Prusse avec une anode en carbone dur. L’entreprise explore également des matériaux d’anode alternatifs et des configurations sans anode. Elle indique que le matériau de cathode fonctionne dans une plage de tension allant de 2,2 V à 4,0 V, avec une tension moyenne de décharge comprise entre 2,5 V et 3,6 V. L’entreprise affirme que son procédé de production surmonte des défis majeurs de fabrication, tels que la sensibilité à l’humidité et l’exposition à l’oxygène, tout en permettant la création d’un matériau hautement cristallin, entièrement sodié et à faible teneur en humidité, offrant une meilleure stabilité à l’air. Elle revendique une capacité spécifique dépassant 150 mAh/g, une efficacité coulombienne d’environ 99,9 %, et une rétention de capacité d’au moins 90 % après 1 000 cycles de charge-décharge. Ces performances sont attribuées à la structure cristalline ouverte du matériau, qui permet un mouvement rapide et réversible des ions sodium avec des changements structurels minimes. **Macsen Energy** a réservé un terrain de 10 000 mètres carrés pour une usine destinée à produire des matériaux de cathode de type bleu de Prusse à une capacité d’environ une tonne. La construction devrait commencer en 2027, bien que le lieu n’ait pas été révélé. Le site abritera également une ligne pilote de batteries sodium-ion pour affiner les cellules à base de blanc de Prusse, incluant la préparation des électrodes, l’assemblage des cellules, la validation et les tests de performance dans des conditions similaires à la production commerciale. L’entreprise a également lancé des activités de recherche et développement sur la synthèse du carbone dur afin d’améliorer sa technologie cellulaire complète.