Douze lycées publics du département du Finistère ont été temporairement fermés à la suite de manifestations d’élèves. La préfecture, autorité administrative régionale, a annoncé ces fermetures lundi 5 octobre, en réaction à des blocages et à des affrontements violents entre élèves et forces de l’ordre. Ces mesures visent à garantir la sécurité des élèves et du personnel. Un enseignement à distance est mis en place au cas par cas, selon les décisions des chefs d’établissement et du Dasen (Services départementaux de l’Éducation nationale), en coordination avec la préfecture, en fonction des conditions locales et des impératifs de maintien de l’ordre. Les établissements concernés se situent dans les villes de Brest et Quimper, ainsi que dans la commune de Concarneau. À Brest, les lycées touchés sont La Pérouse-Kérichen, Amiral Ronarc’h, de l’Iroise, de l’Harteloire, Vauban, Jules Lesven et Dupuy-de-Lôme. À Quimper, ce sont Auguste Brizeux, Chaptal, Yves Thépot et de Cornouaille. Le lycée Pierre-Guéguin, à Concarneau, est également concerné par les fermetures. Les manifestations ont fait des blessés parmi les élèves : quatre-vingt-dix élèves ont été recensés comme blessés depuis le début du mouvement. À Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d’Oise, un collégien de 14 ans a été grièvement blessé lorsqu’une grenade lacrymogène lui a été tirée au visage, entraînant une mâchoire fracturée et nécessitant une alimentation uniquement liquide. Sa mère a évoqué son état lors d’une conférence de presse lundi. À Lens, dans le Pas-de-Calais, un lycéen de 15 ans a subi une blessure grave lorsque sa main a été arrachée lors d’une manifestation devant un lycée. L’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a ouvert une enquête sur l’incident de Lens. Au total, dix enquêtes ont été lancées par l’IGPN pour des faits survenus depuis le début de la mobilisation lycéenne. Ces affaires illustrent la gravité des manifestations et les risques encourus par les élèves impliqués.