Des manifestations organisées par des lycéens ont conduit à l’interdiction des rassemblements dans 20 établissements scolaires de Seine-et-Marne ce lundi 5 octobre. Des arrêtés préfectoraux ont été pris alors que les mouvements de protestation lycéens s’étendent à travers le pays, avec un durcissement des restrictions dès le vendredi 2 octobre, notamment en Seine-et-Marne. La préfecture a indiqué que « de nombreux incidents et blocages ont eu lieu aux abords des lycées du département, dans le cadre d’un mouvement social qui prend de l’ampleur et de l’intensité ». Le document officiel précise que ces événements ont entraîné des blessures chez des policiers et que 157 personnes ont été placées en garde à vue. Parmi les lycées concernés figurent les lycées Pierre-Mendès-France et Antonin-Carême à Savigny-le-Temple, le lycée René-Descartes à Champs-sur-Marne, les lycées Gaston-Bachelard, Jehan-de-Chelles et Louis-Lumière à Chelles, le lycée Benjamin-Franklin à La Rochette, le lycée De la Mare-Carré à Moissy-Cramayel, les lycées Henri-Moisson, Jean-Vilar et Pierre-de-Coubertin à Meaux, le lycée Van-Dongen à Lagny-sur-Marne, le lycée Blaise-Pascal à Brie-Comte-Robert, le lycée George-Sand à Mée-sur-Seine, le lycée Martin-Luther-King à Bussy-Saint-Georges, le lycée Jacques-Amyot à Melun, le lycée Simone-Veil à Noisiel, le lycée Joliot-Curie à Dammarie-les-Lys, et le lycée Simone-Signoret à Vaux-le-Pénil. Les protestations sont liées aux inquiétudes des élèves concernant les conditions sanitaires dans leurs établissements et l’absence prolongée de professeurs. En réponse à ces revendications, Sébastien Lecornu, le ministre de l’Intérieur, a promis de communiquer avant la fin du mois d’octobre les premières décisions « avec leurs financements et leur calendrier ». Il l’a indiqué sur X dimanche 4 octobre, soulignant que « le dialogue doit produire des changements visibles dans les lycées ». Cette situation met en lumière les tensions croissantes entre les lycéens et les autorités au sujet de l’état de l’enseignement public. Si le gouvernement a reconnu la nécessité du dialogue, les manifestations ne montrent aucun signe de ralentissement, les élèves continuant de réclamer des améliorations de leurs conditions d’apprentissage.