Une nouvelle étude menée par le Conseil international pour le transport propre (ICCT), publiée le 3 septembre, révèle que les véhicules hybrides rechargeables émettent cinq fois plus de dioxyde de carbone (CO2) que les chiffres officiels rapportés par l'Union européenne. Ces véhicules, qui utilisent à la fois un moteur thermique traditionnel et un moteur électrique, étaient précédemment considérés comme une alternative plus écologique aux voitures entièrement électriques ou conventionnelles. Toutefois, l'étude souligne que les hybrides rechargeables ne sont pas souvent chargés via des stations électriques, ce qui entraîne une utilisation plus fréquente de leurs moteurs à essence ou diesel. Cette dépendance aux moteurs traditionnels entraîne des émissions plus élevées que ne l'avaient cru les experts.
La recherche de l'ICCT souligne également que les hybrides rechargeables sont généralement des véhicules plus lourds et plus volumineux en raison du poids supplémentaire des batteries. Cela les rend moins efficaces lorsqu'ils fonctionnent exclusivement au moteur thermique, qui consomme plus de carburant que prévu. Pierre-Olivier Marie, rédacteur en chef adjoint du site automobile français Caradisiac, a décrit ces véhicules comme « un véritable glouton, un trou à carburant », soulignant leur forte consommation de carburant lorsqu'ils ne sont pas alimentés par l'électricité.
Les hybrides rechargeables sont souvent des modèles de haut de gamme, avec un prix moyen supérieur à 30 000 euros. Malgré leur coût plus élevé, ces véhicules représentent 6 % des ventes de nouveaux véhicules en France depuis le début de l'année. Les résultats de l'ICCT remettent en question la perception de ces voitures comme étant écologiques et pourraient inciter les consommateurs et les décideurs politiques à reconsidérer leur rôle dans la réduction des émissions liées au transport.
L'étude souligne l'importance des données précises sur les émissions pour élaborer des politiques climatiques efficaces. Alors que l'industrie automobile poursuit sa transition vers des technologies plus respectueuses de l'environnement, les résultats suggèrent que les bénéfices environnementaux des hybrides rechargeables pourraient être surestimés, en particulier lorsqu'ils ne sont pas régulièrement chargés via l'électricité. Cela soulève des questions sur leur contribution globale à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports.
Les voitures hybrides rechargeables émettent cinq fois plus de CO2 que les données de l'UE ne l'indiquent
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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