Un processus de retour qui semble simple

Une commande de retour pour plusieurs tailles, en un seul clic, et un remboursement sous deux jours : cela semble simple. Le petit sac en plastique remis au livreur disparaît de l'entrée, et l'idée que le vêtement sera bientôt sur un cintre, prêt pour un autre acheteur, paraît anodine.

Les vêtements retournés suivent un parcours complexe

Une étude européenne portant sur plus de 630 000 vêtements retournés révèle que leur parcours est bien plus compliqué qu'il n'y paraît. Ces articles voyagent souvent sur de longues distances, passent par des centres de tri et peuvent ne jamais trouver de nouvel acheteur, finissant détruits, recyclés ou jetés.

Des centres logistiques prennent en charge les articles retournés

Les vêtements retournés transitent fréquemment par de grands centres logistiques, parfois loin du magasin d'origine, voire à l'étranger. Ces centres sont souvent gérés par des entreprises tierces qui trient, inspectent et, parfois, remettent en état les articles avant de décider de leur destination suivante.

Tous les vêtements retournés ne sont pas revendus

Entre 22 et 44 % des vêtements retournés n'atteignent jamais un nouveau consommateur. Certains sont détruits, transformés en chiffons industriels ou envoyés au recyclage, tandis que d'autres sont tout simplement jetés, faute de circuit de revente rentable.

L'impact environnemental des retours

Le processus de retour exige des efforts logistiques considérables, consomme du carburant et des emballages, et génère des émissions de gaz à effet de serre. Le coût environnemental de ces retours est souvent négligé, malgré leur fréquence croissante dans le commerce en ligne.

Les choix des consommateurs peuvent faire la différence

À l'approche de la saison des retours, les consommateurs sont invités à reconsidérer l'habitude de commander plusieurs tailles par précaution. Choisir des marques transparentes sur la manière dont elles gèrent les invendus peut contribuer à réduire l'impact environnemental des retours.