Trois régions françaises réclament un plan ferroviaire stratégique pour le Massif central afin de remédier au vieillissement des infrastructures et garantir la mobilité future.
Les régions françaises réclament un plan ferroviaire
Trois régions françaises (Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine) demandent au gouvernement d'élaborer un « plan ferroviaire stratégique pour le Massif central » afin de remédier à la négligence de long terme et au vieillissement du réseau ferroviaire. Elles réclament un plan financier allant jusqu'en 2040 pour améliorer l'infrastructure et en garantir la pérennité.Une infrastructure vieillissante qui pèse sur les voyageurs
Les conséquences du vieillissement du réseau ferroviaire se font déjà sentir pour les voyageurs, avec un nombre accru de ralentissements, des temps de trajet allongés et le risque de fermetures de nouvelles lignes. Ces problèmes menacent la cohésion et l'avenir de la région, car la réduction de l'offre ferroviaire limite l'accès à l'emploi et complique les déplacements domicile-travail, tant pour les particuliers que pour les entreprises.Un réseau ferroviaire qui couvre un vaste territoire
Le réseau ferroviaire du Massif central couvre environ un cinquième de la superficie de la France métropolitaine et relie plusieurs grandes régions. Si les collectivités locales ont investi dans le matériel roulant et les services régionaux, leurs moyens financiers ont désormais atteint leurs limites, et la modernisation nécessite un financement et une responsabilité à l'échelle de l'État.Cinq priorités pour le plan ferroviaire
Le plan proposé comprend cinq priorités : maintenir les lignes de service essentielles, moderniser les axes clés, améliorer les fréquences et les temps de parcours, renforcer les liaisons avec les réseaux nationaux et européens, et mettre en place une programmation pluriannuelle. Les régions souhaitent en finir avec les interventions ponctuelles et demandent une collaboration immédiate avec SNCF Réseau afin d'élaborer une vision globale pour l'avenir.Les régions veulent être davantage associées
Les régions souhaitent également jouer un rôle plus actif dans le contrat de performance qui régit, jusqu'en 2033, les relations entre l'État et SNCF Réseau. Selon elles, le dispositif actuel est trop limité et elles réclament un « suivi spécifique » associant les trois parties. Elles veulent participer aux mises à jour triennales du contrat et peser sur les décisions relatives au financement et aux priorités d'infrastructure.Le ferroviaire, une infrastructure productive
Pour les responsables régionaux, le chemin de fer n'est pas seulement un système de transport, mais une infrastructure productive. Il permet aux salariés d'accéder à l'emploi, aide les entreprises à recruter et donne aux habitants la possibilité de rejoindre les établissements d'enseignement et les services publics. La fermeture d'une ligne, même secondaire, peut avoir des effets plus larges, comme la réduction du trafic routier ou la baisse de l'attractivité du territoire, au-delà de la seule considération financière.Objectifs environnementaux et de mobilité
Les régions soulignent également l'enjeu environnemental : le report modal de la route vers le rail dépend d'un service ferroviaire fiable et compétitif. Une ligne perturbée ou lente perd de son attrait auprès des voyageurs. Elles insistent sur le fait que le Massif central ne demande pas de traitement de faveur, mais souhaite que son avenir soit pleinement intégré à la stratégie nationale de mobilité.