Donald Trump, l’ancien président des États-Unis, a développé une stratégie de défense inspirée par son mentor, l’avocat Roy Cohn, connu pour ses tactiques juridiques agressives. Cette approche est devenue une marque de fabrique de la carrière de Trump, qu’il s’agisse de ses activités dans l’immobilier en tant que promoteur ou de ses campagnes politiques lors de ses candidatures à la présidence. Sa stratégie peut se résumer en trois principes clés : « 1) Attaquer. Attaquer. Attaquer. 2) Ne rien reconnaître. Tout nier en bloc. 3) Proclamer la victoire et ne jamais admettre la défaite. » Ces tactiques ont été au cœur de son ascension politique, particulièrement visibles lors de ses campagnes victorieuses de 2015 et 2023, ainsi que lors de celle de 2019, qui s’est soldée par un échec. Ces dernières années, l’utilisation du mensonge comme outil politique est devenue une caractéristique centrale de l’approche de Trump pour conserver ou regagner du pouvoir. Il a placé la désinformation au cœur de ses actions, en en faisant un moteur dans ses efforts pour retrouver de l’influence. Cette méthode a trouvé un écho auprès de dirigeants d’autres pays, dont Jordan Bardella, président du parti d’extrême droite français Rassemblement National. Bardella a adopté les méthodes de Trump pour répondre aux révélations du média d’investigation Mediapart concernant des écrits antisémites qu’il avait rédigés dans sa jeunesse. Face à ces révélations, la réponse de Bardella a consisté à attaquer la crédibilité de la source, nier les allégations de manière globale et se présenter comme le vainqueur de la polémique. Cette attitude reflète les propres tactiques de Trump lorsqu’il est confronté à des critiques ou à des défis juridiques. La question se pose désormais de savoir si Marine Le Pen, la dirigeante de Bardella, suivra une voie similaire dans ses propres stratégies politiques. Le Pen, longtemps associée à l’extrême droite et inspirée par le discours de Trump, pourrait trouver ces méthodes utiles dans ses propres combats politiques. L’adoption de ces stratégies soulève des inquiétudes quant à la propagation de la désinformation et à l’érosion de la confiance dans le discours politique. Alors que des dirigeants de différents pays adoptent des approches similaires, l’impact sur la perception publique et les processus démocratiques reste un sujet de débat parmi les analystes et les observateurs.