Une étude récente, qui a consisté à canoter sur près de 800 kilomètres du Rhône, a révélé la présence de substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), souvent désignées sous le nom de « produits chimiques éternels » en raison de leur extrême persistance dans l’environnement. Ces substances, connues pour leur résistance à la dégradation, représentent une préoccupation à long terme pour la santé environnementale et humaine. L’étude, dirigée par Rémi Camus depuis Lyon, a impliqué la mise en place de 52 stations d’échantillonnage et des tests portant sur 50 types de PFAS. Parmi ceux-ci, 14 ont été détectés à des niveaux dépassant les seuils de sécurité au moins une fois. Les résultats, publiés et rapportés par Le Progrès, ont montré que l’acide trifluoroacétique (TFA), un composé PFAS particulièrement persistant, était présent tout au long du parcours. Dans certaines zones, comme la vallée du Rhône et près de Lyon, les concentrations ont atteint jusqu’à 1 000 nanogrammes par litre.
Les recherches identifient Lyon, et plus particulièrement sa partie sud, comme un point critique de la contamination du fleuve. Cette zone abrite la « vallée de la chimie », où des entreprises comme Arkema et Daikin sont implantées. L’étude suggère que les activités urbaines et industrielles contribuent à l’augmentation de la présence de diverses molécules de PFAS après que le fleuve a traversé Lyon en direction du sud. Certains composés spécifiques, comme le PFHxA, utilisé par Daikin jusqu’à la fin 2025, et le 6:2 FTAB, fréquemment retrouvé dans les mousses anti-incendie, apparaissent plus souvent dans le Rhône à partir de la vallée de la chimie. De plus, le PFOA et le PFOS – deux substances désormais interdites en raison de leurs risques potentiels pour la santé – sont également plus présents dans cette région.
Les autorités mettent en garde les habitants depuis 2022 contre la consommation de poissons pêchés près de Pierre-Bénite, une commune située à proximité du fleuve, en raison des craintes liées à la contamination. Cette mise en garde est étayée par les conclusions de l’étude récente. Par ailleurs, une autre étude menée autour de Lyon a également détecté des « produits chimiques éternels » dans l’air, soulignant l’ampleur de la pollution par les PFAS dans la région. Ces résultats soulignent la nécessité d’un suivi et d’une régulation accrus des PFAS pour protéger à la fois l’environnement et la santé publique.
Des PFAS détectés dans le Rhône lors d’un périple en canoë de 800 kilomètres
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
pfasrhone-riverlyonforever-chemicalsenvironmental-study



