Un vaste réseau de trafic de médicaments vétérinaires a été démantelé en France, impliquant la vente illégale de traitements pour animaux d'élevage depuis une clinique de Dijon.
Trafic de médicaments vétérinaires mis au jour
Une vaste opération de trafic illégal de médicaments vétérinaires a été révélée par Arnaud de Blauwe, un responsable français. Cette opération impliquait la vente non autorisée de médicaments utilisés dans l'élevage, qui sont strictement encadrés afin de garantir un usage approprié et de prévenir les abus.Réglementation des traitements vétérinaires
La prescription et la délivrance des traitements utilisés dans l'élevage sont étroitement contrôlées. Ces règles visent à garantir que les médicaments sont utilisés de manière appropriée, et seulement lorsque cela est nécessaire, sous la supervision d'un vétérinaire qualifié.Opération de trafic à grande échelle
Une clinique vétérinaire de Dijon (21) est soupçonnée de participer à une opération de trafic à grande échelle en vendant des médicaments vétérinaires en grandes quantités à distance. Cette pratique enfreint les règles strictes qui encadrent la vente et l'utilisation de ces médicaments.Une découverte grâce à un prélèvement en abattoir
L'enquête a débuté avec un échantillon prélevé sur une carcasse de bovin dans un abattoir, en 2023. Cet échantillon a révélé la présence de traces d'antibiotiques, qui ne sont pas autorisés dans les produits carnés, sauf si l'animal a été traité dans des conditions précises et s'est vu accorder un délai suffisant de rétablissement.Un réseau de trafic sans précédent
L'exploitation d'où provenait l'animal a été identifiée, ce qui a conduit à une enquête menée par la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires (Bnev) et la gendarmerie. Cette enquête a mis au jour un réseau de trafic sans précédent, une entreprise vétérinaire de Longvic, près de Dijon, fournissant à des éleveurs à travers toute la France des médicaments à prix réduit.Réglementation de la vente de médicaments
Selon la réglementation, un vétérinaire est autorisé à vendre des médicaments dans sa clinique ou sans se déplacer, sous certaines conditions. Il doit notamment assurer le suivi du troupeau, l'éleveur doit être en mesure de décrire les symptômes, et les maladies concernées ne doivent pas être trop graves. Une ordonnance est exigée pour de telles ventes.