La Société des gens de lettres s'oppose au projet de loi visant à dissoudre le CNL

La Société des gens de lettres (SGDL) s'oppose publiquement à une proposition de loi qui prévoit de dissoudre le Centre national du livre (CNL) au plus tard le 1er janvier 2027. Ce texte, déposé par les sénatrices et sénateurs Pauline Martin et Mathieu Darnaud, du groupe Les Républicains, vise à transférer les activités du CNL à l'État, puis à supprimer l'institution.

La mission et l'importance du CNL

Créé en 1946, le CNL a pour missions d'encourager la création, l'édition, la diffusion et la promotion d'œuvres de qualité, de démocratiser la culture et de développer la lecture pour tous les publics. Il contribue à la diversité et au rayonnement de la création littéraire de langue française en France comme à l'étranger.

Le soutien d'autres organisations

La SGDL rejoint plusieurs organisations professionnelles déjà mobilisées, parmi lesquelles la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse, la Ligue des auteurs professionnels et le Syndicat national de l'édition (SNE). L'organisation dénonce ce texte comme un « projet mortifère » qui fragiliserait les auteurs et l'ensemble de la chaîne du livre, nuirait à la diversité éditoriale et aux politiques de démocratisation culturelle, et affaiblirait le rayonnement international de la littérature française.

Le budget du CNL et le contexte

Le budget d'intervention du CNL n'est que de 22 millions d'euros, soit 0,55 % du budget public de l'audiovisuel (4 milliards d'euros) et 2,75 % du budget du CNC (800 millions d'euros). La SGDL appelle l'ensemble des parlementaires responsables à s'opposer à cette proposition.