Nouveau rapport de Greenpeace sur la protection des océans

Un nouveau rapport de Greenpeace, publié lundi 19 octobre, souligne qu'il faudra 265 années supplémentaires pour protéger pleinement 30 % des océans de la planète. Cette publication intervient au moment où la 17e Conférence des parties (COP17) de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique s'ouvre à Erevan, en Arménie.

Objectif mondial de protection des océans

L'accord de Kunming-Montréal, signé en 2022 lors de la conférence COP15 sur la biodiversité, fixe pour objectif de protéger 30 % des écosystèmes marins et côtiers d'ici 2030. Actuellement, seuls 3,5 % des océans de la planète sont totalement ou fortement protégés contre les activités humaines destructrices, comme le chalutage de fond, selon le site italien spécialisé en environnement Green & Blue.

Progrès dans la protection marine

Intitulé Well connected, le rapport note que depuis que les pays ont convenu, à la suite du Sommet de la Terre de Rio, de créer un réseau d'aires marines protégées, les zones réellement protégées n'ont progressé en moyenne que de 0,1 % par an pendant trente-quatre ans. Certains pays sont plus actifs que d'autres dans ce domaine.

Nécessité d'agir plus vite

Au sujet de la création d'un réseau de réserves marines, Sarah Champion, présidente du groupe parlementaire multipartite sur les océans au Royaume-Uni, a déclaré à Business Green : « Je salue les progrès de notre gouvernement, mais la protection des océans reste trop lente. » Les auteurs du rapport ont identifié 17 sites à protéger – ou qui sont déjà des aires protégées dont le niveau de protection devrait être renforcé – qui pourraient être reliés pour créer un réseau de sanctuaires dans l'Atlantique.

Importance de réserves marines connectées

« Seul un réseau étroitement relié de réserves marines entièrement protégées peut préserver les espèces migratrices, comme les baleines ou les tortues, tout au long de leur parcours, et ainsi les empêcher d'être tuées par la pêche industrielle ou de heurter des navires de charge », souligne Lukas Meus, responsable de la campagne océans de Greenpeace International, dans Green & Blue. C'est le seul moyen de leur permettre de se déplacer, de se nourrir et de se reproduire en toute sécurité.

Autres avancées à la COP17

La COP16 a abouti à un accord sur la protection des océans et à un autre sur le rôle des peuples autochtones. Près de 11 700 nouveaux virus ont été découverts dans les eaux profondes du Pacifique. Du corail blanc s'est rétabli au contact d'un corail sain en quelques jours seulement. Les populations de vertébrés diminuent, mais ce déclin n'est pas irréversible.