Une fédération de l'enseignement privé alerte sur des fermetures d'écoles et des licenciements après la suppression de 8,99 milliards d'euros, qu'elle juge « une déclaration de guerre ».
Fnogec dénonce des coupes budgétaires
La Fédération nationale des organismes de gestion de l'enseignement catholique (Fnogec) critique la suppression de 8,99 milliards d'euros de financement destinés aux établissements privés sous contrat, approuvée par la commission des finances dans le cadre du budget 2027. Le groupe avertit que ces coupes auront des conséquences graves pour les élèves et les enseignants.Une réduction supérieure au budget du programme
Le 29 octobre, la commission des finances de l'Assemblée nationale a retiré 8,99 milliards d'euros du programme qui finance les établissements privés sous contrat. Ce programme ne disposait que de 8,94 milliards d'euros, ce qui laisse un manque de 53 millions d'euros, selon la Fnogec.Des conséquences pour les établissements catholiques sous contrat
Les 2,1 millions d'élèves scolarisés dans les 7 500 établissements catholiques sous contrat, qui représentent 96 % du secteur privé sous contrat, risquent la fermeture, selon la Fnogec. L'organisation affirme que ces coupes rendraient impossible le paiement des 130 000 enseignants de ces établissements.Le président de la Fnogec appelle le gouvernement à agir
Pierre-Vincent Guéret, président de la Fnogec, critique cette décision en affirmant que les familles devraient soit payer directement les enseignants, soit renvoyer leurs enfants vers l'école publique. Il qualifie la situation d'« absolument contraire à l'organisation de l'enseignement sous contrat » et la décrit comme « une déclaration de guerre ».Un amendement vise les salaires des enseignants
Les coupes budgétaires sont liées à un amendement de La France insoumise, qui vise à augmenter les salaires des enseignants de 20 %. Cet amendement seul retire 8,3 milliards d'euros au financement de l'enseignement privé, selon la Fnogec.Un budget dont l'avenir reste incertain
La mesure doit encore être approuvée en séance publique à l'Assemblée nationale, mais le projet de budget a peu de chances d'être adopté sans majorité. Si la partie recettes est rejetée, les députés ne passeraient pas à l'examen de la partie dépenses.