La psychiatre espagnole Marian Rojas Estapé affirme que la fatigue quotidienne provient de la surcharge décisionnelle, et non du travail, épuisant l'énergie mentale et affectant le fonctionnement du cerveau.
Une psychiatre espagnole évoque la fatigue décisionnelle
La psychiatre espagnole Marian Rojas Estapé a déclaré à la fin de septembre 2026, dans l'émission COPE, qu'une part importante de la fatigue quotidienne ne vient pas du travail, mais du nombre de choix que chacun doit faire.Énergie mentale et prise de décision
Chaque décision, même mineure, consomme une énergie mentale que le cerveau peine à reconstituer au cours de la journée. La fatigue décisionnelle qu'elle décrit toucherait principalement le cortex préfrontal, la région du cerveau responsable du contrôle et du raisonnement.Le cerveau, une ressource limitée
Prendre une décision exige un effort du cerveau. Chaque décision délibérée mobilise le cortex préfrontal, la zone qui pèse le pour et le contre, inhibe les impulsions et planifie. Or, cette zone fonctionne avec une énergie limitée, que les milliers de micro-choix d'une journée épuisent peu à peu, depuis le choix des vêtements du matin jusqu'aux messages à envoyer.Les conséquences de la fatigue décisionnelle
Lorsque cette réserve devient trop faible, la qualité des décisions baisse. Au lieu de choisir, le cerveau fatigué prend des décisions au hasard, les reporte ou suit l'option la plus facile. Pour la psychiatre, c'est le moment où chacun laisse apparaître sa « pire version » : une personne s'emporte pour des broutilles, une autre vide le réfrigérateur.Débat scientifique et expérience partagée
Ce modèle reste toutefois débattu, car certaines études peinent à reproduire en laboratoire les effets mesurés. Pourtant, l'impression d'une lucidité qui s'émousse en soirée reste très largement partagée.