La recherche sur Alzheimer cible les muscles plutôt que le cerveau

Des chercheurs étudient une nouvelle stratégie de lutte contre la maladie d'Alzheimer qui se concentre sur les muscles plutôt que sur le cerveau, partant de l'idée que l'amélioration de la communication entre les organes pourrait renforcer les fonctions cognitives.

Les systèmes de l'organisme travaillent ensemble, en santé comme en maladie

Le corps est un réseau d'organes interconnectés qui échangent en permanence des signaux chimiques. Des études récentes suggèrent que le fonctionnement du cerveau, y compris sa résistance à des maladies comme Alzheimer, pourrait dépendre de ces interactions, qui peuvent provenir d'organes extérieurs au système nerveux.

Les muscles libèrent des molécules qui agissent sur le cerveau

Le tissu musculaire, traditionnellement considéré uniquement comme une source de mouvement, libère des molécules appelées myokines lorsqu'il se contracte. Ces molécules voyagent dans la circulation sanguine et peuvent influencer d'autres organes, dont le cerveau, en agissant sur des cellules éloignées.

La cathepsine B fait le lien entre exercice physique et santé cérébrale

L'une de ces molécules, la cathepsine B, augmente dans le sang après une activité physique. Des travaux antérieurs ont montré que cette protéine est associée à de meilleures fonctions cognitives chez l'animal comme chez l'humain, favorisant la plasticité cérébrale et la création de nouveaux neurones.

Une étude teste la communication muscle-cerveau chez la souris

Pour déterminer si la cathepsine B pourrait contribuer à protéger contre la maladie d'Alzheimer, des chercheurs ont augmenté sa production dans les muscles de souris génétiquement modifiées pour développer des symptômes de la maladie. Cette expérience vise à déterminer si le renforcement de la communication entre le muscle et le cerveau peut améliorer la capacité du cerveau à s'adapter et à résister à la dégénérescence.