Un élève de 17 ans à Montpellier a été arrêté lors d'une manifestation scolaire et a passé une nuit en garde à vue, dans des conditions difficiles et sans soutien juridique.
Un lycéen arrêté pendant une manifestation
Bryan, 17 ans, élève de terminale dans un lycée de Montpellier, a été arrêté le 13 octobre alors qu'il dirigeait une mobilisation lycéenne avec ses camarades. L'interpellation a eu lieu vers 7 heures du matin, lorsque des gendarmes l'ont placé en garde à vue.Chefs d'accusation et premières procédures
Bryan affirme qu'on lui a notifié ses droits et qu'il a été menotté. Il était accusé d'avoir outragé une personne chargée d'une mission de service public, d'avoir porté un article pyrotechnique non explosif et d'avoir participé à un groupement en vue de préparer des violences contre des personnes, des destructions ou des dégradations lors de manifestations sur la voie publique. Il a été conduit à la gendarmerie de Saint-Gély-du-Fesc, où il a été placé en garde à vue.Traitement pendant la garde à vue
Pendant son séjour à la gendarmerie, Bryan a subi plusieurs opérations : relevé d'empreintes digitales, prélèvement de cheveux, prélèvement salivaire et photographies prises sous tous les angles. Il décrit ces mesures comme des moyens de garantir qu'il puisse être identifié à nouveau, et de l'intimider.Conditions en cellule
Bryan décrit son passage en cellule comme difficile : pas de lumière, et un couchage de type banc pour dormir la nuit. Selon ses dires, il aurait été réveillé toutes les heures par un militaire ou par une personne non identifiée. Il affirme que, parce qu'il s'exprimait clairement et avait fourni des articles de loi à son arrivée, les autorités auraient voulu rendre sa nuit difficile, ce qu'elles seraient parvenues à faire.Transfert au palais de justice
Le lendemain matin, 24 heures après son arrestation, Bryan a été transféré au tribunal judiciaire de Montpellier. Il décrit ce transfert comme un trajet effectué à vive allure, sirènes hurlantes et feux rouges grillés, qui lui a donné le sentiment d'être un criminel. Au palais de justice, on lui a indiqué que le procureur ne le recevrait que plus tard que prévu, à 9 heures.Attente au tribunal
Il a attendu plus de cinq heures dans une cellule située au sous-sol, d'une superficie de 4 mètres carrés, sans lumière, sans toilettes, et avec un petit banc sale pour seul mobilier. Il dit avoir entendu des cris et des coups autour de lui, et avoir perdu toute notion du temps, sans accès aux installations sanitaires élémentaires.