Cette semaine, les jardiniers amateurs ont commencé à rentrer les agrumes et les romarins à l’intérieur, alors que les températures sont descendues autour de 12 °C. Ces plantes, sensibles au froid, nécessitent une protection pour éviter d’être endommagées. Une pratique similaire est mise en œuvre à plus grande échelle au palais de Versailles, où plus de 1 000 arbres, dont certains ont plus de 200 ans, sont déplacés chaque mois d’octobre vers l’Orangerie pour l’hiver. Cette dernière, un bâtiment historique construit il y a 340 ans, sert d’abri à ces végétaux pendant les mois les plus froids.
L’Orangerie ne dispose pas de système de chauffage, mais sa conception permet de maintenir une température stable. Ses murs, épais de 4 à 5 mètres, atténuent les écarts de température entre le jour et la nuit. Son orientation au sud permet au soleil hivernal de pénétrer par de grandes fenêtres, réchauffant l’intérieur. La température à l’intérieur ne descend jamais en dessous de 5 °C, ce qui est essentiel pour préserver les arbres. L’actuelle Orangerie a été édifiée par Jules Hardouin-Mansart entre 1684 et 1686, en agrandissant une structure antérieure conçue par Le Vau en 1663.
L’Orangerie se compose d’une galerie centrale de plus de 150 mètres de long, surmontée d’une voûte haute de 13 mètres et équipée de fenêtres à double vitrage. Selon le palais, la conception du bâtiment, incluant son orientation, ses murs épais et les mesures prises en hiver, garantit qu’il n’y a jamais de gel. La structure est en partie enterrée, située sous le Parterre du Midi. Sous l’Ancien Régime, les jardiniers utilisaient de grandes trappes à chat pour accéder à l’Orangerie, évitant ainsi d’ouvrir les grandes portes-fenêtres. Ces dernières étaient calfeutrées avec de la paille pour empêcher l’air froid de pénétrer.
L’Orangerie avait une vocation initiale prestigieuse : les documents pédagogiques du palais précisent qu’elle était destinée à abriter près de 3 000 agrumes à l’époque de Louis XIV. Les arbres regagnent le parterre vers la mi-mai, où ils passent les mois chauds parmi les six compartiments gazonnés et le bassin circulaire du parterre de l’Orangerie. En été, le palais compte 1 055 arbres en bacs sur le parterre, parmi lesquels des orangers, des palmiers, des romarins et des grenadiers. Certains de ces arbres ont plus de 200 ans. La même pratique est observée dans les serres et les terrasses privées, avec seulement quelques centaines d’arbres en moins déplacés. Le palais n’a pas encore annoncé de date précise pour le retour des arbres en 2026.
L'Orangerie de Versailles protège des arbres centenaires pendant l'hiver
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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