La Chine a achevé la reconstruction d'une route menant à la frontière avec le Népal, une semaine seulement après des inondations soudaines dévastatrices qui ont causé des destructions généralisées. C'est un développement important, car cela permet à « de grands nombres » de matériel lourd d'atteindre le passage frontalier de Gyirong, endommagé entre la Chine et le Népal. Cette route, détruite lorsque le glacier s'est effondré au-dessus de la frontière népalaise-tibétaine, est un lien crucial pour le commerce et les déplacements entre les deux pays. L'annonce par la télévision d'État chinoise, CCTV, de la réouverture de la route a permis aux équipes de secours d'atteindre certaines des zones les plus touchées du côté chinois. Ce passage frontalier avait été une artère vitale pour le transport de marchandises et les voyageurs se rendant dans la ville népalaise de Rasuwagadhi, et sa destruction avait entravé les efforts de secours. Les équipes de secours népalaises ont sauvé 118 personnes supplémentaires à l'aide d'hélicoptères et d'autres moyens aériens, selon un communiqué de l'armée népalaise. Toutefois, l'une des personnes identifiées comme sauvée a ensuite été clarifiée comme étant un ressortissant britannique, Alastair Chambers, qui avait volontairement travaillé dans la région. Il avait été mal identifié comme un survivant des inondations lorsqu'il est revenu à Katmandou sur un hélicoptère chargé d'aide humanitaire. Il a expliqué qu'il distribuait de l'aide aux communautés affectées et qu'il avait simplement fourni ses coordonnées aux autorités, ce qui a entraîné cette confusion. En parallèle, plus de 600 ouvriers sont censés être coincés dans des tunnels remplis de boue à des sites d'hydroélectricité le long du fleuve Trishuli, parmi des milliers encore portés disparus. Le Premier ministre népalais, Balendra Shah, a déclaré que 279 personnes avaient été sauvées à partir de sites d'hydroélectricité, avec des efforts conjoints de la part du Népal, de l'Inde, de la Chine et d'experts internationaux qui continuent. Les équipes de secours font face à des défis extrêmes, avec certaines zones jugées inaccessibles sans du matériel lourd. Le bilan global des victimes a désormais dépassé 1 000 personnes, avec environ 4 000 personnes toujours portées disparues, dont 583 ressortissants étrangers. Plus de 11 000 personnes ont été sauvées depuis le début de la catastrophe, dont 330 ressortissants étrangers. Ce désastre a également suscité des discussions sur le changement climatique et les risques environnementaux dans la région himalayenne. Le Premier ministre du Népal a appelé à une plus grande attention internationale aux impacts du changement climatique dans cette zone, tandis que les Nations Unies ont averti du choix difficile qui se profile pour le Népal, qui dépend fortement des glaciers pour l'eau et les revenus. Les médias d'État chinois ont attribué les inondations à l'instabilité des glaciers liée au réchauffement global. Toutefois, il y a eu des critiques concernant le contrôle chinois de l'information du côté tibétain de la frontière, avec certains groupes affirmant que l'accès à l'information sur l'impact de la catastrophe au Tibet est restreint. Malgré la vulnérabilité de la région, la Chine s'est montrée réticente à partager des données environnementales concernant ses projets d'infrastructure au Tibet, ce qui soulève des préoccupations quant à la transparence et à la préparation aux catastrophes.