Ouverture retardée en raison de problèmes techniques

L'ouverture du premier tronçon de la ligne 18 du Grand Paris Express, initialement prévue d'ici la fin de 2026, pourrait être repoussée à 2027 en raison de « problèmes techniques », selon trois sources anonymes. L'une des parties concernées a démenti cette information, mais le premier tronçon du Grand Paris Express, un vaste projet de transport public, serait « en suspens ».

Périmètre et objectifs du projet

Le premier tronçon de la ligne 18 fait partie d'un réseau plus large de quatre lignes de métro (15, 16, 17 et 18) en construction en Île-de-France. Le projet du Grand Paris Express prévoit la construction de 200 kilomètres de métro automatique, comptant 68 gares, dans le but de relier l'ensemble des banlieues parisiennes après 2031. Ce tronçon desservira le plateau de Saclay, au sud-ouest de Paris, un pôle d'universités et d'établissements de recherche.

Gares clés et infrastructures

Le premier tronçon de la ligne 18 doit relier trois gares : Polytechnique, Université Paris-Saclay et Christ de Saclay. Ces gares devraient être très fréquentées par les habitants, les chercheurs et les professionnels du plateau de Saclay. Le tronçon comprend également le plus long viaduc ferroviaire de France, d'une longueur de 6,7 kilomètres.

Transfert de la gestion et phase d'essais

Après dix ans de planification et de travaux, la Société des grands projets (SGP), maître d'ouvrage du projet, a remis le tronçon à Île-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports, et à RATP GI, le gestionnaire de l'infrastructure. Keolis, futur exploitant des trains, a également participé à la remise. L'étape suivante était un essai à blanc de deux mois, ou « marche à blanc », destiné à tester les rames et leurs connexions aux quais sans voyageurs.

Retards liés à des problèmes d'automatisation

Les essais « à blanc » n'avaient pas encore commencé vendredi, les exigences techniques et de sécurité requises pour ces essais n'ayant pas été pleinement satisfaites. La RATP a évoqué des problèmes liés au système d'automatisation de la ligne, géré par Alstom, et a indiqué que des essais supplémentaires étaient nécessaires avant que le système puisse fonctionner sans voyageurs. IDFM a exprimé sa déception face à ce retard et a imputé la responsabilité à Alstom et à la SGP.

Un système d'automatisation sous surveillance

Mobilettre, une revue spécialisée dans les transports, a rapporté que des défaillances répétées des systèmes d'automatisation liés à la circulation des trains avaient été détectées, Alstom étant tenu pour responsable. Le magazine a suggéré que la SGP, maître d'ouvrage du projet, était à l'origine de ces difficultés en fixant des calendriers « irréalistes ». Interrogées par l'AFP, aucune des parties concernées n'a fourni de précisions sur les problèmes rencontrés.

Alstom défend son travail

Le Monde a souligné la complexité du système d'automatisation conçu par Alstom, qui doit gérer à la fois le mouvement des trains et les équipements des gares. Le quotidien a noté que cette complexité avait été sous-estimée par la SGP. Alstom, qui a fait l'objet de critiques, a démenti ces accusations, affirmant avoir testé le système d'automatisation pendant plus de sept mois avec ses partenaires et que tout fonctionnait correctement. L'entreprise a ajouté qu'aucun problème n'avait été signalé et que la SGP n'aurait pas procédé au transfert technique si des difficultés avaient existé.