Julia Grosz a signé un contrat à durée indéterminée le 1er septembre avec SEG-Fayat, une entreprise de construction basée à Blagnac, en France. Un mois plus tard, elle doit prendre un congé non rémunéré pour rejoindre l’équipe de France féminine de rugby à l’occasion d’une série de matchs internationaux. À seulement 24 ans, Grosz a intégré le XV de France en septembre et a obtenu une place de titulaire dès ses trois premières sélections, affrontant des équipes redoutables comme la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Canada. Elle s’apprête à repartir pour trois nouveaux tests contre la Nouvelle-Zélande, prévus les 17, 24 et 31 octobre. Cependant, pour représenter la France à l’étranger, elle devra accepter une réduction de son salaire.
Grosz n’est pas sous contrat fédéral, mais a signé un accord à durée indéterminée avec SEG-Fayat, où elle travaille en tant que chef de chantier. Pour participer aux entraînements et aux matchs de l’équipe de France, elle a pris un congé non rémunéré, qu’elle prolongera pendant la tournée. Son employeur a accepté de la soutenir. « Je ne leur ai jamais caché que je travaillais pour cela », a-t-elle déclaré au journal local La Dépêche.
D’un point de vue sportif, la carrière de Grosz semble en pleine ascension. Elle a été appelée dans un secteur touché par plusieurs absences et n’a pas simplement remplacé d’autres joueuses : elle a décroché une place de titulaire lors de trois matchs internationaux de haut niveau. Face au Canada, ses contributions défensives ont particulièrement marqué les esprits. Son parcours, cependant, dépasse celui d’une joueuse internationale classique. En mars dernier, l’internationale française Morgane Bourgeois évoquait dans Le Rugbynistère, une publication spécialisée, que la plupart des joueuses de l’Elite 1 combinent rugby de haut niveau, études et emploi. Grosz incarne cette réalité : préparer une tournée internationale tout en gérant son absence dans une entreprise du BTP.
Le contraste devient encore plus évident à mesure que le XV de France féminin gagne en visibilité et en couverture médiatique. L’équipe a disputé trois matchs à domicile en septembre dans le cadre de la série mondiale WXV, suivis d’une série de tests en Nouvelle-Zélande. Le calendrier s’allonge, mais toutes les joueuses qui contribuent à l’équipe ne bénéficient pas des mêmes conditions professionnelles. La situation de Grosz soulève une question plus large pour le rugby français : comment concilier des exigences internationales croissantes sans mieux sécuriser le quotidien de celles qui s’y plient ? À 24 ans, elle doit concilier un nouveau contrat à durée indéterminée avec un emploi du temps intense au plus haut niveau.
Le 6 octobre, Julia Grosz retournera à Marcoussis, son lieu de travail. Le lendemain, elle s’envolera pour Auckland. Cela illustre comment une joueuse internationale peut s’imposer au sein du XV de France tout en devant renoncer à une partie de son salaire pour honorer sa sélection.
Un joueur de rugby français prend un congé non rémunéré pour rejoindre la tournée de l'équipe nationale
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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