À Kananga, une ville de la République démocratique du Congo (RDC), un projet d’un montant de 164 millions de dollars, soutenu par la Banque mondiale, devrait améliorer l’accès à l’eau potable pour près de 1,5 million d’habitants. Lundi 5 octobre, le ministre des Ressources en eau et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a officiellement lancé les travaux du projet d’adduction d’eau potable de Kananga, dans la province du Kasaï-Central. Ce projet prévoit notamment la construction d’une nouvelle station de traitement des eaux sur la rivière Lulua, la modernisation et l’extension de l’usine existante de Kanyuka, ainsi que l’amélioration du réseau de distribution d’eau de la ville. Selon les données partagées lors du lancement, le projet devrait permettre d’augmenter la production quotidienne d’eau potable à environ 125 000 mètres cubes. Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par des défis persistants en matière d’approvisionnement en eau, alors que la population croissante de la ville n’a qu’un accès limité à une eau salubre.
Au niveau national, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste un enjeu majeur. La Banque mondiale souligne que la RDC affiche l’un des taux les plus faibles d’accès aux services de base en eau et assainissement au monde. Près de 65 % de la population n’a pas accès à une eau de base, et 84 % ne disposent pas de services d’assainissement de base. La Banque mondiale identifie le manque d’investissement comme l’un des principaux obstacles à l’amélioration du secteur. Des financements insuffisants, une décentralisation incomplète des services et une efficacité limitée dans la gestion des finances publiques rendent difficile la mise en œuvre de politiques efficaces en matière d’eau et d’assainissement.
Malgré certains progrès réalisés ces dernières années, les améliorations en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement n’ont pas suivi le rythme de la croissance démographique. L’expansion rapide de la population a absorbé une grande partie des avancées enregistrées en matière de couverture. Dans ce contexte, le gouvernement congolais met en œuvre le Projet d’accès, de gouvernance et de réforme des secteurs de l’électricité et de l’eau (AGREE), avec l’appui de la Banque mondiale. Cette initiative vise à augmenter l’accès à l’électricité et à l’eau potable dans plusieurs villes, en privilégiant, lorsque cela est possible, des solutions d’énergie renouvelable.
Le gouvernement de la RDC s’est fixé pour objectif d’atteindre un taux d’accès à l’eau potable de 60 % d’ici 2035. Cet objectif dépend de réformes profondes dans le secteur de l’eau et d’une augmentation significative des investissements. Le projet de Kananga s’inscrit parmi plusieurs efforts visant à répondre aux défis de longue date en matière d’eau dans le pays et à améliorer la qualité de vie de ses citoyens.
La RDC lance un grand projet d'infrastructure hydraulique avec le soutien de la Banque mondiale
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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