En 1978, les habitants de la commune de Sare, dans les Pyrénées-Atlantiques, ont participé à un référendum concernant un projet de route menant au sommet du mont Rhune, une montagne située à la frontière franco-espagnole. Selon Wikipedia et d’autres sources, le rejet de ce projet routier a permis la survie d’un petit chemin de fer à crémaillère construit en 1924. Ce train, toujours en service aujourd’hui, gravit jusqu’à 905 mètres d’altitude et offre un trajet unique à travers les paysages montagneux. Le chemin de fer du Rhune, long de 4,2 kilomètres, gravit 736 mètres en 35 minutes, avec une pente abrupte de 250 mm/m. Cette inclinaison, équivalente à un gain de 25 mètres d’altitude pour 100 mètres parcourus, a nécessité l’utilisation d’un système de crémaillère de type Strub. Ce système repose sur un rail denté placé entre les deux rails standards pour améliorer l’adhérence, permettant au train de gravir la pente raide. Le trajet est lent, avec une vitesse moyenne d’environ 8 kilomètres par heure, et le convoi se compose d’une locomotive et de deux wagons. La locomotive, située à l’arrière, pousse les wagons en montée et les contrôle en descente, avec deux agents à bord : l’un à l’avant et l’autre à l’arrière. La ligne a été construite entre 1912 et 1924, les travaux ayant été interrompus pendant la Première Guerre mondiale. Après le conflit, les travaux ont repris et la ligne a été inaugurée lors de deux cérémonies, les 25 avril et 30 juin 1924. Après le changement de concessionnaire en 1996, la ligne a été restaurée et modernisée, en s’appuyant en partie sur les plans originaux. Les trains en service aujourd’hui, âgés de plus d’un siècle, ont été entièrement restaurés. Le référendum de 1978 à Sare a marqué un tournant dans l’histoire de ce chemin de fer, car c’est la population locale, et non un plan de financement, qui a décidé de son avenir. Le rejet du projet routier a permis au train de continuer à fonctionner sans concurrence avec les voitures, ce qui aurait pu affecter sa fréquentation. Le vote a eu lieu 54 ans après l’inauguration de la ligne, et bien que son impact exact soit davantage interprété que mesuré avec précision, il est largement considéré comme ayant joué un rôle clé dans la préservation de ce chemin de fer. La ligne reste une attraction unique, offrant un aperçu de l’histoire et de la beauté naturelle de la région.