Malgré les fortes chaleurs, les vins de l’appellation Costières de Nîmes ont conservé leur fraîcheur, et la récolte s’annonce généreuse. Cela conforte les ambitions de l’appellation en matière de vins blancs, dont le développement se heurte encore à des défis commerciaux. Mathieu Dupret, du Domaine du Vistre, évoque des vendanges « plutôt précoces », rendues possibles par une faible pression des maladies, ce qui a permis d’étaler les travaux. Résultat : de beaux raisins et de beaux vins. Bonne année. Tout l’été, on a craint que la chaleur ne se retrouve dans les verres. Dans les chais des Costières de Nîmes, les premières dégustations ont dissipé cette crainte légitime. Les blancs gardent leur fraîcheur, les grenaches leur fruité, les syrahs leurs notes de violette. Après des mois de surveillance des vignobles sous des températures élevées, les producteurs découvrent une récolte plus équilibrée qu’ils ne l’imaginaient. Mardi 6 octobre, à Verre des Costières, à Nîmes, le syndicat a présenté les premiers résultats de cette vendange 2026. La satisfaction porte aussi sur les volumes, en hausse de 10 à 15 % selon les domaines. Les vins sont encore jeunes, mais la récolte a donné des raisins sains et des moûts prometteurs.
Samedi 21 novembre, les Costières de Nîmes célébreront le quarantième anniversaire de l’appellation au Château Saint Louis La Perdrix, à Bellegarde. Minuit Toqué réunira 250 personnes autour d’un dîner gastronomique en sept services, revisitant des créations des précédentes éditions de Vignes Toquées. Michel et Sébastien Bras, Franck Putelat, Christian Têtedoie, Serge et Maxime Chenet, Cyril Attrazic, Christian Étienne, Vincent Vergne et Michel Kayser seront de la partie. Une sélection de cuvées haut de gamme des Costières de Nîmes accompagnera les plats, de l’apéritif au dessert. Samedi 21 novembre. Château Saint Louis La Perdrix, Bellegarde. Tarif : 99 euros par personne. Réservations sur costieres-nimes.com.
Les pluies abondantes de l’hiver et du printemps ont rechargé les réserves en eau avant l’été. L’eau présente dans les sols a aidé les vignes à résister. « Dans les vignobles, il ne faisait pas aussi chaud qu’en ville », souligne Isabel Gassier, du Château de Nages et du Domaine Gassier. La vigneronne décrit les brises marines qui adoucissent les après-midis, surtout dans le sud de l’appellation. Ce résultat encourage les vignerons sans pour autant clore le chapitre de l’adaptation au changement climatique. Les expérimentations sur les cépages, les porte-greffes et la gestion de l’eau par l’irrigation restent nécessaires. Cette année, les réserves rechargées pendant les mois pluvieux ont pesé lourd dans le succès de la récolte.
Le vin blanc attend son marché. Dans les Costières, cette fraîcheur offre un argument supplémentaire aux défenseurs du blanc. La couleur reste minoritaire, à 10 % de la production des chais, contre 6 % il y a dix ans. Le rosé représente 47 % de la production, le rouge 43 %. Certains domaines lui accordent cependant une place bien plus importante. Les producteurs décrivent des vins digestes et rafraîchissants, qui trouvent déjà preneurs auprès de ceux qui écoulent leurs bouteilles. Ils plantent davantage de cépages blancs et voient émerger des demandes à l’export. Mais le négoce, qui achète surtout les vins en vrac avant de les commercialiser, ne constitue pas encore un débouché solide. « On peut le faire individuellement, mais pas collectivement », reconnaît Cyril Marès, président du syndicat des Costières de Nîmes.
Les producteurs ajustent les volumes revendiqués en Costières de Nîmes à ce qu’ils estiment pouvoir écouler. Ils prospectent de nouveaux clients, explorent de nouveaux pays, consacrant plus de temps à vendre ce qu’ils savent produire. Dans la grande distribution, le syndicat constate un repli des ventes en volume et en valeur. Le prix médian de la bouteille atteint 13,90 euros, en hausse de 49 % depuis 2018. Cette récolte, aussi qualitative soit-elle, ne doit pas occulter l’enjeu commercial majeur d’aujourd’hui. Même un bon millésime doit trouver ses acheteurs.
La récolte de vin des Costières de Nîmes donne des résultats prometteurs malgré les défis climatiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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