En réponse à la découverte de 12 corps de femmes depuis la mi-juillet dans une même zone à l’est de Johannesburg, en Afrique du Sud, le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est adressé à la nation mardi. Le chef de l’État a évoqué la hausse alarmante des violences faites aux femmes et présenté un plan d’urgence visant à endiguer ce phénomène. Cette annonce intervient alors que l’inquiétude du public grandit et que les appels à une action plus ferme contre les violences basées sur le genre se multiplient dans le pays. Ramaphosa a insisté sur la nécessité d’agir sans délai, soulignant que la situation a atteint un point critique. Il a détaillé une série de mesures, dont un renforcement de la présence policière dans les zones touchées, la création d’unités de réponse rapide et l’extension des services d’accompagnement pour les victimes. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large pour lutter contre les violences basées sur le genre et garantir la sécurité des femmes à travers l’Afrique du Sud. Le président a également appelé à un débat national sur les causes profondes des violences basées sur le genre et sur le rôle des mentalités sociétales dans la perpétuation de ces crimes. Il a exhorté les communautés, les leaders religieux et la société civile à s’engager dans cette démarche pour créer un environnement plus sûr pour les femmes. Ramaphosa a reconnu le traumatisme subi par les victimes et leurs familles, exprimant sa profonde préoccupation quant à l’impact de ces crimes sur la nation. Lors de son discours, Ramaphosa a réaffirmé l’engagement du gouvernement à traiter cette question par des initiatives à la fois législatives et communautaires. Il a annoncé la formation d’une task force chargée de superviser la mise en œuvre du plan d’urgence et de garantir la responsabilité des acteurs impliqués. L’allocution du président marque un moment important dans le dialogue national sur les violences basées sur le genre, alors que le gouvernement cherche à inverser la tendance face à ce défi persistant.