Quand un enfant décide d’arrêter une activité qu’il voulait autrefois essayer, cela peut être frustrant pour les parents, surtout si l’enfant a lui-même choisi cette activité. Cependant, l’envie de tout abandonner ne signifie pas toujours que l’enfant renonce définitivement. Selon la psychologue pour enfants Moune Haguenauer, les enfants peuvent vouloir arrêter pour diverses raisons : être submergés par la nouveauté de l’activité, craindre l’échec ou ne pas encore se sentir à l’aise dans le groupe. Ils peuvent aussi découvrir, tout simplement, que cette activité ne leur plaît pas. Plutôt que de prendre une décision immédiate à leur place, il est préférable d’explorer les raisons qui motivent ce changement d’avis. Comprendre ces raisons peut aider l’enfant comme le parent à faire un choix plus éclairé.
Pour aider les enfants à réfléchir à leurs sentiments, Moune Haguenauer propose quatre questions ouvertes qui les incitent à analyser leur décision. La première est : « Je vois que tu ne veux plus y aller. Qu’est-ce qui te donne envie d’arrêter ? » Cette question reconnaît leurs émotions et les invite à expliquer ce qui a changé. Elle leur permet d’identifier si le problème vient de l’activité elle-même, de l’animateur, des autres enfants ou d’autre chose.
La deuxième question est : « Qu’est-ce qui est le plus difficile pour toi dans cette activité ? » Cela permet de mettre au jour des difficultés cachées qui ne sont pas forcément liées à l’activité en elle-même. Un enfant peut aimer ce qu’il fait, mais se sentir mal à l’aise dans le groupe ou intimidé par l’animateur. Cette question l’encourage à réfléchir aux défis précis qu’il rencontre, plutôt que de balayer ses sentiments d’un revers de main.
La troisième question est : « On va essayer de comprendre ensemble si c’est quelque chose qui t’effraie ou si tu n’aimes vraiment pas cette activité. » Cela aide à distinguer la peur initiale d’un véritable manque d’intérêt. Moune Haguenauer suggère d’essayer quelques séances de plus avant de prendre une décision définitive, sans pour autant forcer l’enfant à continuer pendant des mois simplement parce qu’il s’est inscrit.
La quatrième question est : « On peut essayer encore un peu et faire un bilan ensemble après. » Cela donne à l’enfant un sentiment de contrôle, en sachant qu’il pourra réévaluer ses sentiments après avoir essayé un peu plus longtemps. Cela évite de le pousser vers une décision trop rapide.
Certaines phrases doivent être évitées, car elles peuvent donner à l’enfant l’impression d’être jugé pour avoir changé d’avis. Moune Haguenauer met en garde contre des formulations comme « Tu m’as fait dépenser de l’argent pour rien » ou « Tu abandonnes toujours tout. » Ces remarques peuvent le faire se sentir honteux et moins enclin à essayer de nouvelles choses à l’avenir. Cela ne signifie pas non plus qu’il faut le laisser abandonner au premier obstacle. L’objectif est de l’aider à faire la différence entre quelque chose de difficile au début, mais surmontable, et une activité qui ne lui convient vraiment pas. Ce processus lui apprend à réfléchir soigneusement à ses choix, plutôt que de les considérer comme des échecs.
Les parents encouragés à réfléchir avec leurs enfants sur les raisons de vouloir abandonner des activités
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Parents



