Le long parcours d'Armel Le Cléac'h vers la victoire

Armel Le Cléac'h, 49 ans, connaît la Route du Rhum depuis son enfance, mais il ne l'a encore jamais remportée. Le navigateur breton est de retour sur la ligne de départ, déterminé à enfin décrocher le titre, selon ses déclarations à l'AFP.

Les premiers souvenirs de la course

Le premier souvenir de Le Cléac'h lié à la course remonte à 1986, lorsqu'il a visité avec ses parents le bateau de Loïc Caradec à Saint-Malo. À l'âge de 9 ans, il apprend la disparition du catamaran de Caradec, un événement qui le marque durablement.

Les défis passés et la persévérance

Le Cléac'h a affronté plusieurs difficultés lors de la course, dont une deuxième place en 2010 sur un monocoque, ainsi que plusieurs revers sur multicoques, notamment un abandon en 2014, un chavirage en 2018 et une panne en 2022. Cette année, il court avec Banque Populaire, soulignant la rareté et l'importance de cette épreuve.

Confiance en ses capacités

Malgré ces difficultés passées, Le Cléac'h reste confiant. Il a bouclé trois Vendée Globe et est monté sur le podium à chaque fois, dont une victoire. Il estime que cette année pourrait être celle où il remportera enfin la Route du Rhum.

Un plateau relevé et une stratégie

Le Cléac'h reconnaît que la concurrence sera féroce, avec de nombreux prétendants sérieux, chacun disposant de ses propres atouts. Avec huit bateaux Ultim au départ, il estime que cinq pourraient réalistement prétendre à la victoire, ce qui rend la course très imprévisible.

Gérer le sommeil en navigation en solitaire

Le Cléac'h explique qu'en course en solitaire, il prend de courtes siestes de 30 à 40 minutes, avec pour objectif de cumuler trois à cinq heures de sommeil sur 24 heures. Durant les premières 24 heures, le sommeil est limité par la nécessité d'une vigilance constante et des manœuvres.

L'importance du repos et de la performance

La gestion du sommeil est essentielle à la performance, affirme Le Cléac'h, car les exigences physiques de la navigation demandent à la fois de l'énergie et de la lucidité. Il insiste sur la nécessité de rester vigilant, compte tenu des vitesses élevées que peuvent atteindre ces bateaux, qui peuvent varier rapidement de 15 à 40 nœuds.

Risques et dangers en mer

Le Cléac'h indique que la plus grande crainte lors de ce type de course est de rencontrer des dangers imprévus, comme des collisions avec des objets flottants. Il rappelle un incident survenu l'an dernier, lorsqu'un conteneur a endommagé son bateau, ce qui illustre le caractère imprévisible de la mer.