Fin septembre 2026, le Service national de santé britannique (NHS England) a introduit un test génomique révolutionnaire capable d’identifier le type de tumeur cérébrale en moins de deux heures, contre six à huit semaines auparavant, selon NHS England. Ce test, mis au point à Nottingham, analyse directement l’ADN de la tumeur au lieu de s’appuyer sur l’examen microscopique traditionnel, une méthode à la fois longue et moins précise. Il doit d’abord être testé dans cinq hôpitaux spécialisés avant d’être déployé plus largement dans le pays.
Auparavant, après une biopsie, un neuropathologiste examinait le tissu au microscope, suivi d’une coloration et d’autres analyses, un processus pouvant s’étendre sur plusieurs semaines. Le nouveau test utilise une technologie appelée séquençage de l’ADN par nanopores, qui lit le code génétique en faisant passer la molécule d’ADN à travers un minuscule pore, lettre par lettre. L’appareil de séquençage, à peine plus grand qu’un pouce, peut être placé directement sur la table d’opération.
En quelques minutes seulement, l’appareil identifie les mutations génétiques et les anomalies propres à chaque type de tumeur. Contrairement au microscope, qui ne considère que la forme des cellules, ce test génétique offre une classification plus précise, basée sur la composition moléculaire de la tumeur. Cette approche s’inscrit dans la tendance actuelle de la médecine, qui définit de plus en plus les tumeurs cérébrales autant par leurs caractéristiques génétiques que par leur apparence. Le Dr Simon Paine compare l’ancienne méthode à la lecture de l’avenir dans une boule de cristal, soulignant son imprécision et son incertitude.
La rapidité de ce nouveau test peut avoir un impact majeur sur les soins aux patients. Dans les meilleurs cas, les résultats sont disponibles en vingt minutes, alors que le chirurgien est encore en train d’opérer. Par exemple, un homme de 55 ans à Nottingham, opéré en urgence pour un glioblastome – une tumeur cérébrale très agressive –, a reçu son diagnostic avant la fin de l’intervention. Ces informations immédiates permettent aux médecins de prendre des décisions cruciales sur le traitement, y compris le choix des médicaments et l’étendue de l’ablation de la tumeur.
Un diagnostic plus rapide permet également de commencer plus tôt la radiothérapie ou la chimiothérapie, ce qui pourrait économiser des semaines cruciales dans le calendrier des soins. Il offre aussi un accès plus précoce aux essais cliniques, particulièrement précieux pour les cancers agressifs. Au Royaume-Uni, près de 13 000 personnes reçoivent chaque année un diagnostic de tumeur cérébrale primitive. L’appareil a été développé en collaboration entre l’Université de Nottingham et l’hôpital universitaire de la ville. Les premiers essais auront lieu à Nottingham, Birmingham, Newcastle, ainsi qu’aux hôpitaux Great Ormond Street et King’s College à Londres, avec d’autres villes comme Bristol, Oxford, Leeds et Manchester devant se joindre au projet par la suite.
L’importance de cette avancée dépasse le simple confort des patients. Les tumeurs cérébrales constituent la première cause de décès liés au cancer chez les moins de quarante ans. Avant une utilisation généralisée, le test devra démontrer sa fiabilité à grande échelle. En permettant un diagnostic quasi immédiat, les hôpitaux britanniques visent à gagner un temps précieux entre l’opération et le début du traitement, ce qui pourrait améliorer significativement les résultats pour les patients.
Le NHS teste un test génomique rapide pour diagnostiquer les tumeurs cérébrales
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
nhsbrain-tumorgenomic-testdna-sequencingmedical-advancement



