Origines du slogan
Un slogan énigmatique, « Bismillah, c’est les ténèbres », est devenu emblématique de la vaste mobilisation lycéenne en cours depuis septembre 2026 en France, qui s’est progressivement étendue aux universités.Source de l’expression
Selon des récits relayés en ligne, l’expression serait née de messages envoyés sur Snapchat par un compte de la police cherchant à infiltrer les lycéens mobilisés. Ce compte visait à se fondre parmi les manifestants, mais n’y est pas parvenu de manière convaincante.Sens du slogan
L’expression associe une formule arabe courante à une tournure familière du français, pour former une phrase qui amuse tout en soulevant des questions sur la manière dont les institutions tentent de s’adresser à la jeunesse, et sur les stéréotypes qu’elles mobilisent. La phrase a été reprise et transformée en slogan, ce qui témoigne de la créativité des manifestants.Langue et contexte
Le mot « Bismillah » signifie « au nom de Dieu » et se prononce avant d’entreprendre quelque chose, tandis que « c’est les ténèbres » se traduit par « c’est l’obscurité ». L’association de ces expressions semble viser à « faire jeune » ou à « faire quartier, banlieue, cité ».Détails de la tentative d’infiltration
Le compte à l’origine des messages prétendait être un lycéen, mais a spectaculairement manqué son objectif. Le message comportait également un prénom à consonance africaine (« Mamadou ») et un drapeau algérien (sous forme d’emoji), ainsi que d’autres expressions arabes comme « wallah » et « aïchek ».Appropriation par les élèves
L’expression a été adoptée par les lycéens pour moquer les policiers infiltrés, en recourant à l’humour pour répondre à ce qui a été perçu comme une agression, sans adopter un ton trop sérieux.