Dans les semaines précédant l’éventuelle fin d’une politique locale de contrôle des loyers, Grégory Doucet, le maire de Lyon, s’est rendu à l’université Lyon 2 lundi 5 octobre, accompagné du député écologiste Boris Tavernier, pour plaider en faveur du maintien de cette mesure. Le dispositif de contrôle des loyers, expérimenté à Lyon et Villeurbanne depuis 2022, doit mettre fin à sa période d’essai en novembre 2026. Les deux élus militent pour repousser cette échéance. À l’Assemblée nationale, Boris Tavernier soutient une prolongation jusqu’en 2028, affirmant qu’y mettre fin pourrait augmenter le loyer mensuel des habitants de 100 euros. Il assure également que le contrôle des loyers permet aux locataires d’économiser en moyenne 500 euros par an. L’avenir de cette politique dépend aussi de la Métropole de Lyon, dirigée par Véronique Sarselli, présidente LR (Les Républicains) élue en mars 2026. Lors de sa campagne, elle s’était engagée à retirer Lyon et Villeurbanne du dispositif de contrôle des loyers, estimant qu’il freinait le marché locatif. Grégory Doucet n’est pas de cet avis et souhaite que les villes puissent décider elles-mêmes de leurs politiques. « Aujourd’hui, c’est la Métropole qui décide au nom des villes. C’est lunaire ! Nous voulons retrouver cette prérogative », a-t-il déclaré. Cédric Van Styvendael, maire PS (Parti socialiste) de Villeurbanne, partage également son soutien au maintien de la mesure. Grégory Doucet reconnaît certaines limites du système, comme les difficultés liées aux compléments de loyer ou la régularisation des irrégularités sur le marché. Il estime toutefois qu’il vaut mieux poursuivre cette politique plutôt que de l’interrompre. S’adressant aux étudiants de l’université, il a souligné que le dispositif fonctionne et a mis en garde contre les difficultés rencontrées par les jeunes pour accéder à un logement abordable. Boris Tavernier partage ses craintes quant à une suppression brutale de la mesure. Les deux élus poursuivent leurs efforts pour prolonger le contrôle des loyers, dans l’objectif de garantir son avenir au-delà de la période d’essai actuelle. Ils œuvrent pour que la politique soit maintenue, arguant qu’elle offre des avantages concrets aux habitants et contribue à préserver l’accessibilité du marché immobilier.