Sous la place Jules-Verne, près du Vieux-Port de Marseille, deux navires grecs antiques ont été découverts dans la vase, datant de la fin du VIᵉ siècle avant notre ère – il y a environ 2 500 ans. La découverte a eu lieu dans le cadre d’un chantier de fouilles lié à la construction d’un parking souterrain en centre-ville, mené entre la mi-août 1992 et la mi-août 1993, sur une surface de 3 700 mètres carrés. Dirigées par l’archéologue Antoinette Hesnard, les fouilles ont mobilisé entre 25 et 30 travailleurs sous contrat. Avant le début des travaux, le site avait été endommagé par des décombres issus d’un quartier dynamité au début de l’année 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale.
Les deux épaves sont décrites comme « exceptionnellement bien conservées » et ont été construites selon une technique grecque archaïque, l’une d’elles ayant été « entièrement cousue » selon des méthodes anciennes. Ces embarcations servaient probablement à la pêche côtière, voire à la récolte de corail rouge. L’une des épaves, baptisée Jules-Verne 9, est considérée comme la mieux documentée et identifiée comme un grand bateau de pêche côtier grec de la fin du VIᵉ siècle avant notre ère. Aujourd’hui, les épaves originales sont exposées au Musée d’Histoire de Marseille, aux côtés de cinq autres navires – deux grecs et trois romains –, comme l’a rapporté France Bleu.
Dans le cadre du programme « Marseille, capitale européenne de la culture 2013 », une réplique de Jules-Verne 9 a été construite et nommée Gyptis. Longue de 9,85 mètres et large de 1,88 mètre, cette réplique a nécessité 4,5 kilomètres de fil de lin et 10 000 clous pour sa réalisation. Elle a été lancée le 12 octobre 2013 dans le Vieux-Port, à quelques encablures de l’endroit où l’original reposait dans la vase depuis plus de deux millénaires. Le chantier a non seulement révélé les deux navires grecs, mais aussi les vestiges de dix autres embarcations anciennes et d’infrastructures portuaires, dont un quai grec, un chantier naval hellénistique et des entrepôts romains. Certaines sources évoquent cependant sept épaves, le nombre exact variant selon les références.
Cette découverte des navires antiques a apporté un éclairage précieux sur les pratiques maritimes et les échanges commerciaux dans la région à l’époque grecque ancienne. La présence de multiples épaves et d’infrastructures portuaires suggère que Marseille, ou du moins l’emplacement qu’elle occupe aujourd’hui, était un carrefour majeur de l’activité maritime dans l’Antiquité. Le chantier reste un événement archéologique majeur, offrant un rare aperçu du passé grâce à la préservation de ces embarcations et des structures qui leur sont associées.
Découverte d’épaves de navires grecs antiques à Marseille pendant des travaux urbains
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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