Le député Hadrien Clouet et des membres du groupe FLI-Nouveau front populaire ont rejoint le collectif Inter-blocs pour déposer, le 15 septembre, une proposition de loi à l’Assemblée nationale. Intitulée sauvegarde des qualifications des infirmiers de bloc opératoire, cette initiative vise à répondre aux inquiétudes concernant la formation et les compétences des infirmiers de bloc opératoire en France. Le texte propose la mise en place temporaire d’un parcours de formation en alternance aboutissant au diplôme d’État d’infirmier de bloc opératoire, plus connu sous l’acronyme Ibode. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes quant à la qualité et à l’homogénéité de la formation des infirmiers de bloc opératoire, dont le rôle est essentiel au sein des établissements hospitaliers. La proposition de loi suggère que ce parcours en alternance associe expérience pratique et enseignement théorique, permettant aux participants d’acquérir des compétences concrètes tout en poursuivant leurs études. Ce modèle, fréquemment utilisé dans les formations professionnelles, vise à garantir que les futurs diplômés soient pleinement préparés aux exigences de leur métier. Le groupe FLI-Nouveau front populaire, qui fédère des forces politiques de gauche et du centre, s’est exprimé à plusieurs reprises en faveur de l’amélioration des conditions de travail et des normes professionnelles dans le secteur de la santé. Le député Clouet a déjà plaidé en faveur de réformes dans ce domaine, mettant l’accent sur de meilleures conditions de travail et une formation plus exigeante pour les personnels soignants. Quant au collectif Inter-blocs, qui rassemble des membres issus de divers groupes politiques, il s’est montré favorable à l’avancée de cette proposition législative. La proposition de loi devrait faire l’objet de débats à l’Assemblée nationale après son dépôt. Si elle est adoptée, elle pourrait entraîner des changements majeurs dans la formation et la certification des infirmiers de bloc opératoire en France. Ce texte s’inscrit dans des discussions plus larges sur la nécessité d’une formation standardisée et de haute qualité dans le secteur de la santé, afin de garantir que les professionnels médicaux soient pleinement opérationnels dans l’exercice de leurs fonctions.