La dépression circadienne touche 23 % des cas sévères

Une étude portant sur 11 380 Australiens révèle que près d'un quart des personnes souffrant de dépression sévère présentent des signes d'une horloge biologique perturbée, appelée sous-type circadien. Ce type de dépression pourrait répondre moins efficacement aux antidépresseurs classiques.

Une étude menée par des institutions australiennes

Les recherches ont été réalisées par l'Institut de recherche médicale QIMR Berghofer et l'Université du Queensland. Publiée dans The British Journal of Psychiatry le 20 octobre 2026, l'étude a porté sur 2 604 personnes, soit 23 %, qui correspondaient au profil de la dépression circadienne.

La dépression circadienne présente des caractéristiques distinctes

Ce sous-type se distingue par une apparition plus précoce de la dépression et des symptômes plus sévères. Selon les auteurs de l'étude, les patients de ce groupe tirent également moins de bénéfices des antidépresseurs les plus couramment prescrits.

Six critères permettent d'identifier le sous-type circadien

Les chercheurs ont utilisé six indicateurs liés à l'horloge interne de l'organisme pour repérer le sous-type circadien. Il s'agit de la sensibilité aux saisons, de rythmes de sommeil retardés, d'un tempérament du soir, de la fatigue au réveil, de l'hypersomnie pendant les épisodes dépressifs et du « décalage horaire social », qui désigne l'écart entre les horaires quotidiens des jours de travail et ceux des jours de repos.

Les patients atteints de dépression circadienne sont plus jeunes

Comparées aux personnes souffrant d'autres formes de dépression, celles atteintes du sous-type circadien sont en moyenne plus jeunes, avec un âge moyen de 38 ans.