Une étude publiée le 23 septembre 2026 dans la revue Environmental Health Perspectives a identifié 485 substances présentes dans des produits pesticides qui pourraient favoriser le développement de tumeurs mammaires. Dirigée par Jennifer Kay, cette recherche a croisé plus de 900 substances suspectées de déclencher des tumeurs mammaires chez l’animal ou de perturber les hormones avec une douzaine de bases de données publiques américaines. L’étude révèle que 145 de ces pesticides liés au cancer du sein sont encore autorisés comme ingrédients actifs aux États-Unis, et que beaucoup sont également présents dans l’eau et les aliments.
Les travaux soulignent que les contrôles actuels se concentrent généralement sur la molécule active, alors que les personnes ingèrent et respirent l’intégralité de la formule pesticide. Le principal problème vient des adjuvants dits inertes, classés comme tels mais échappant aux tests menés sur le principe actif. Ces adjuvants accompagnent le produit du champ à l’assiette et agissent pour beaucoup comme des perturbateurs endocriniens, mimant ou bloquant les hormones qui régulent la croissance des tissus. Selon Jennifer Kay, l’évaluation d’un pesticide ne devrait pas s’arrêter à sa molécule phare, car l’exposition concerne le mélange complet.
Ces composés se retrouvent dans les aliments, l’eau du robinet, certains médicaments, des produits du quotidien et même des matériaux de construction. Le suivi biologique fédéral en a détecté 84 dans l’organisme humain, ce qui montre que ces substances ont déjà largement pénétré celui d’une grande partie de la population. Certains pesticides sont même extrêmement répandus. Plus de 90 % des Américains portent des traces d’organophosphorés comme le malathion, et le DDT reste détectable chez plus de 40 % de la population, des décennies après son interdiction. Ces molécules s’accrochent en effet aux graisses et aux sols pendant longtemps, continuant ainsi à circuler bien après la fin de leur utilisation. Un individu accumule donc, sans le savoir, les résidus de plusieurs générations de traitements.
La liste recense des risques, sans condamner un produit en particulier. Faute d’essais directs sur l’humain, les chercheurs ne peuvent établir de manière définitive que l’un des 485 composés provoque un cancer du sein. L’étude se limite à identifier des propriétés chimiques et des mécanismes compatibles avec la maladie, comme la capacité à mimer les œstrogènes, sans établir de lien de cause à effet avéré. Les auteurs y voient plutôt une cartographie des expositions à réduire en priorité. Pour Ruthann Rudel, codirectrice de la recherche, l’homologation de nouveaux pesticides accorde encore trop peu d’attention à ces effets sur le sein. Les auteurs appellent désormais à évaluer l’ensemble des formulations et à mesurer l’exposition réelle des populations, deux angles morts que les protocoles actuels ne couvrent pas vraiment.
Une étude établit un lien entre 485 ingrédients pesticides et les risques de cancer du sein
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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