Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, texte clé qui définit le budget et les orientations financières du gouvernement français, prévoit un soutien financier significatif au secteur nucléaire. Parmi les mesures phares figure l’autorisation d’utiliser une partie des fonds issus du Livret A — un produit d’épargne très populaire en France — pour financer la construction de six réacteurs EPR2 sur trois sites : Penly, Gravelines et Bugey. Le texte permet à la Caisse des dépôts — l’établissement public qui gère les fonds du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) — d’accorder un prêt pouvant atteindre 60 milliards d’euros à la société de projet d’EDF. Ce prêt serait sans intérêts pendant la durée des travaux et couvrirait 60 % du coût total du programme. Toutefois, le coût financier de cette opération pourrait s’avérer très lourd, avec des estimations allant de 44 milliards d’euros si le Livret A rapporte en moyenne 1,5 %, jusqu’à 89 milliards d’euros dans le pire des scénarios, incluant un taux d’intérêt de 3 % et un retard de sept ans dans la construction.
En complément de ce prêt, le PLF prévoit également un prêt garanti pour l’industrie nucléaire jusqu’en 2090, un taux d’imposition réduit pour les nouvelles installations nucléaires, ainsi qu’un contrat pour différence (CfD) de quarante ans fixant un prix maximal de 100 euros par mégawatt-heure pour l’électricité nucléaire. Le coût financier de ce dispositif pour l’État n’est pas officiellement communiqué, mais les estimations varient entre 27 et 133 milliards d’euros sur la durée du contrat, en fonction des prix de l’électricité sur le marché. Certains critiques soulignent que le gouvernement s’était déjà engagé à soutenir les nouveaux réacteurs EPR2 via ce contrat, ce qui rend l’impact financier supplémentaire d’autant plus préoccupant.
Le coût global du programme EPR2, incluant son financement, pourrait dépasser 153,6 milliards d’euros, voire atteindre 189 milliards d’euros en cas de retard de sept ans dans la construction. Florence de Bonnafos, de Greenpeace France, estime quant à elle que le coût total pourrait s’élever à « environ 300 milliards d’euros ». Elle s’interroge sur la pertinence d’investir une telle somme dans une technologie encore non aboutie, qui génère des déchets radioactifs sans solution de stockage claire et dont le fonctionnement devient de plus en plus incertain en raison du changement climatique.
Le PLF prévoit par ailleurs une réduction d’impôts pour les installations nucléaires pendant leur construction, ce qui représenterait une économie de plus d’1 milliard d’euros sur dix ans pour les six réacteurs EPR2. Cette mesure se fait au détriment du soutien aux énergies renouvelables, dont les économies réalisées seraient de 120 millions d’euros. Des critiques estiment que les fonds alloués au nucléaire auraient pu être davantage orientés vers le développement des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et des économies d’énergie. Certains soulèvent également des questions éthiques quant à l’utilisation des fonds du Livret A pour financer le nucléaire, certains épargnants n’étant pas nécessairement favorables à l’utilisation de leur épargne personnelle à cette fin.
Le projet de loi de finances français 2027 accorde un soutien substantiel à l'industrie nucléaire malgré les inquiétudes liées aux coûts et aux questions éthiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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