Les États-Unis ont annulé les visas de 18 individus issus du Bolivie, de la Colombie, de l'Équateur et du Pérou, les accusant d'undermining les gouvernements élus démocratiquement par des activités liées à la corruption ou au trafic de drogues. L'annonce a été faite le 28 septembre par l'administration Trump, qui a également averti que 20 autres citoyens boliviens feraient face à des mesures similaires. Le Département d'État des États-Unis a déclaré que, sous l'administration Trump, les responsables étrangers corrompus ne pourraient plus entrer librement aux États-Unis. La décision a été justifiée en faisant référence aux « engagements » pris par les leaders de America's Shield, une coalition formée en février par Donald Trump pour lutter contre le trafic de drogues. Ce groupe comprend plusieurs pays latino-américains dirigés par des gouvernements conservateurs, ou de droite. Les individus ciblés par cette action sont principalement ceux qui sont perçus comme problématiques par ces gouvernements de droite locaux ou par les intérêts américains. Par exemple, l'un de ceux ciblés est un homme d'affaires soupçonné d'avoir financé illégalement le parti politique de l'ancien président colombien de gauche Gustavo Petro. Un autre est un juge péruvien. Ce mouvement fait partie de ce qui a été appelé une « nouvelle offensive » contre les juges, les procureurs, les chefs d'entreprise et les politiciens d'Amérique latine. Les critiques affirment que les États-Unis utilisent leur influence pour soutenir les gouvernements de droite de la région en ciblant ceux qui s'opposent à eux. Ces actions ont soulevé des inquiétudes quant à l'utilisation des politiques de visa comme outil politique. L'administration Trump a insisté sur le fait que les États-Unis continueront à prendre des mesures strictes contre les responsables étrangers engagés dans des activités corrompues ou illégales. Cela inclut ceux qui pourraient remettre en cause les intérêts des États-Unis ou de ses alliés dans la région. L'administration affirme que ces actions sont nécessaires pour faire respecter le droit et protéger les institutions démocratiques à l'étranger.