Une nouvelle étude révèle qu'une activité physique plus intense est associée à des symptômes dépressifs moins sévères, même chez les personnes présentant un risque génétique élevé.
Une étude relie l'activité physique à des symptômes dépressifs moins sévères
Une nouvelle étude suggère qu'un niveau d'activité physique plus élevé est associé à des symptômes moins sévères chez les personnes souffrant de dépression, y compris chez celles qui présentent un risque génétique élevé pour cette maladie. Les résultats ont été publiés dans Nature Mental Health et portent sur les données de plus de 23 000 personnes aux États-Unis.La recherche s'appuie sur des données Fitbit et des informations génétiques
L'étude a utilisé les données du programme de recherche All of Us, qui compte des participants âgés de 18 à 92 ans, dont l'âge moyen est d'environ 56 ans. Le niveau d'activité physique a été estimé à partir des données des appareils Fitbit, ce qui permet d'éviter les imprécisions potentielles des mesures déclarées par les participants eux-mêmes.Risque génétique évalué par séquençage du génome
Les chercheurs ont calculé un score de risque polygénique pour la dépression à partir de données de séquençage du génome complet. Ce score reflète l'effet cumulé de nombreuses variations génétiques susceptibles de contribuer à la maladie. Les diagnostics de dépression ont été confirmés à l'aide d'une combinaison de dossiers médicaux électroniques et d'informations déclarées par les participants.Activité plus élevée liée à des symptômes plus légers chez les personnes à risque élevé
Parmi les participants atteints de trouble dépressif majeur et présentant un risque génétique plus élevé, ceux qui pratiquaient davantage d'activité physique ont connu des symptômes moins sévères. Toutefois, l'étude n'établit pas que l'exercice physique traite directement la dépression ni qu'il réduit le risque génétique. Les résultats mettent en évidence une association potentielle plutôt qu'une relation de cause à effet.