Un auteur nie avoir eu recours à l'IA pour son roman
L'auteur de C'était ça ou mourir, Thélyson Orélien, a nié avoir utilisé l'intelligence artificielle pour écrire son roman, selon un communiqué publié par la maison d'édition québécoise Boréal. L'éditeur a confirmé qu'il ne dispose d'aucune preuve concluante permettant d'affirmer que l'IA a participé à la création du livre.L'éditeur défend son auteur
Boréal a annoncé qu'il continuerait de diffuser le roman et a défendu Orélien face aux accusations d'utilisation de l'IA. L'éditeur a critiqué les attaques personnelles et a affirmé son soutien à l'auteur, indiquant qu'il n'exige pas de preuves de la part des écrivains, mais qu'il doit se tenir à leurs côtés.Polémique et ventes
Malgré la controverse, C'était ça ou mourir s'est vendu à plus de 65 000 exemplaires. Le compte X « Balance ton Claude » a accusé Orélien d'avoir utilisé une IA générative pour écrire le roman, qui est devenu l'un des best-sellers de la saison littéraire en France.Un débat sur l'IA en littérature
Ces accusations ont suscité pendant trois semaines un débat dans le monde de l'édition sur le rôle de l'IA dans l'écriture créative. Boréal a déclaré qu'Orélien ne devait pas être considéré comme un bouc émissaire des inquiétudes liées à l'IA, et a laissé aux lecteurs le soin de se forger leur propre opinion.L'auteur reconnaît des cas de plagiat
Dans une déclaration à l'AFP, Orélien a nié qu'une seule phrase de son roman ait été créée par une machine. Il a toutefois reconnu avoir commis des « erreurs inacceptables » en plagiant d'autres auteurs dans différents textes après son arrivée au Canada.Tournée promotionnelle interrompue
Boréal a suspendu la tournée promotionnelle de C'était ça ou mourir après que La Presse a révélé que l'une des chroniques d'Orélien, publiée en 2013, était presque une traduction directe d'un article du Philippine Star. Orélien a ensuite écourté sa tournée en France et est rentré au Québec.Écarté d'un grand prix
C'était ça ou mourir a été exclu de la sélection du prix Goncourt, mais il est resté dans la deuxième sélection du prix Renaudot, qui comprend neuf romans.