Un auteur face à des accusations de plagiat

Thélyson Orélien, écrivain canado-haïtien, fait l'objet d'un examen minutieux à la suite d'accusations d'utilisation de l'intelligence artificielle et de plagiat, malgré le succès de son livre C'était ça ou mourir, vendu à plus de 100 000 exemplaires dans vingt pays.

L'éditeur confirme un contrat antérieur

Boréal, la maison d'édition canadienne, a révélé qu'elle avait signé avec Orélien un contrat pour un second livre avant que les accusations n'apparaissent. Cet accord a été conclu en décembre 2024, neuf mois avant la sortie de C'était ça ou mourir.

Premier manuscrit mis en suspens

Le manuscrit du second livre, consacré aux gangs de rue, est le premier texte qu'Orélien a soumis à Boréal. Toutefois, l'éditeur a décidé de le mettre en suspens, au motif qu'un autre auteur travaillait déjà sur un thème similaire.

L'éditeur demande des éclaircissements avant de poursuivre

Renaud Roussel, codirecteur général de Boréal, a déclaré que la maison peine à avancer sur une autre publication sans garanties de la part d'Orélien et sans une discussion approfondie sur les accusations.

L'éditeur maintient le livre en librairie

Boréal a annoncé qu'elle maintiendrait C'était ça ou mourir en librairie, expliquant qu'elle ne dispose d'aucune preuve confirmant l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la rédaction du livre. Toutefois, la tournée promotionnelle a été suspendue après les révélations concernant un éventuel cas de plagiat.

L'auteur reconnaît du plagiat dans d'autres textes

Orélien a reconnu du plagiat dans d'autres textes. Renaud Roussel qualifie les accusations de « très graves », « documentées » et « avérées ». Le livre a été exclu de la sélection du prix Goncourt, mais il figure toujours sur la liste finale du prix Renaudot.