Une taxe de 15 % sur les regroupements de pharmacies pourrait coûter 6 000 € par an à chaque officine, faisant craindre une concentration du secteur et une baisse des services pour les petites pharmacies.
Une taxe sur les groupements de pharmacies suscite des inquiétudes
Selon la Federgy et l'UDGPO, une taxe proposée de 15 % sur les groupements de pharmacies pourrait coûter environ 6 000 euros par an à chaque officine. Cette taxe potentielle constituerait une charge indirecte pour les pharmacies, qui devraient trouver des moyens de couvrir les coûts supplémentaires.Les groupements font face à trois réponses possibles
Pour gérer cette nouvelle pression financière, les groupements de pharmacies pourraient augmenter les cotisations de leurs membres, réduire les ristournes ou supprimer des services. Ces options pourraient affecter la disponibilité de services essentiels comme la formation, les outils numériques et les actions de santé publique, en particulier pour les petites pharmacies.Les petites pharmacies pourraient être les plus touchées
Les petites pharmacies sont particulièrement vulnérables, car elles dépendent fortement des groupements pour accéder à des ressources telles que les outils numériques et pour négocier de meilleures conditions avec les laboratoires pharmaceutiques. Elles n'ont pas le volume d'activité nécessaire pour obtenir ces avantages seules, ce qui les rend davantage dépendantes des ressources mutualisées.Les pharmaciens apprécient les groupements pour leur performance économique
Une enquête de PharmedInsight, citée par le Collectif national des groupements de pharmacies (CNGPO), révèle que 92 % des personnes interrogées considèrent leur groupement comme essentiel à leur performance économique. Toutefois, des inquiétudes persistent quant à une éventuelle concentration du secteur, qui pourrait nuire aux petites pharmacies et à celles implantées en région.La FSPF soutient la taxe en échange d'un retour financier
La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) affirme que les 120 millions d'euros de recettes fiscales pourraient financer des réformes de la rémunération officielle lors des prochaines négociations. Il n'est toutefois pas certain que la totalité de cette somme sera reversée aux pharmacies, ce qui provoque un désaccord avec l'USPO, qui privilégie d'autres modes de financement.De nouvelles règles de transparence pour les groupements
L'article 10 instaure des obligations de transparence financière pour les groupements de pharmacies, en imposant des rapports annuels sur les services et les rémunérations. L'Ordre des pharmaciens supervisera les contrats entre les groupements et les titulaires, mais la question essentielle demeure : les pharmaciens bénéficieront-ils réellement de ces changements sur le plan financier ?