Une taxe de 15 % prévue dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2027 sur certains versements effectués aux groupements de pharmacies devrait avoir des répercussions bien au-delà de leurs seules finances, selon Alain Grollaud, président de Federgy. Ce dernier estime que cette taxe entraînera inévitablement une hausse des honoraires des pharmacies, une augmentation des coûts des services ou une réduction des services d’accompagnement proposés par ces groupements. Grollaud critique également les nouvelles règles exigeant une plus grande transparence dans les contrats entre pharmacies et groupements, mettant en garde contre un risque de concentration du marché, avec moins de groupements dominant le secteur.
Grollaud se montre sceptique quant à la taxe de 15 % sur les groupements, soulignant que seulement huit jours plus tôt, les conseillers du Premier ministre avaient qualifié cette mesure de simple question de « transparence nécessaire » et non d’impôt direct. Pourtant, il affirme que la proposition actuelle fonctionne clairement comme une taxe. Selon Federgy, puisque 94 % des pharmacies sont liées à un groupement de quelque manière que ce soit, le poids financier de cette taxe retombera in fine sur les pharmaciens eux-mêmes, les groupements disposant de moins de moyens pour absorber ce coût.
L’impact économique de cette taxe devrait être significatif, avec des conséquences possibles telles qu’une hausse des honoraires des services, une augmentation des tarifs pour certaines fonctions actuellement incluses dans les coûts des groupements, ou une réduction des services mis à disposition des pharmacies. Les effets exacts restent difficiles à anticiper en raison de la diversité des modèles économiques des différents groupements. Quoi qu’il en soit, la perte de ressources devra être absorbée, et le coût sera vraisemblablement répercuté sur les pharmacies d’une manière ou d’une autre.
Le gouvernement estime que les pharmacies devraient contribuer davantage directement aux services qu’elles reçoivent des groupements, ce qui justifie la taxe proposée. Cette approche vise à réduire le rôle des intermédiaires et à faire en sorte que les pharmacies financent ces services de manière plus directe. Federgy rétorque, cependant, que les groupements ne se limitent pas à négocier des conditions commerciales : ils jouent aussi un rôle dans la formation, les initiatives de santé publique et l’approvisionnement en produits médicaux, comme lors de la Covid-19.
Federgy conteste la fiabilité des rapports de l’Igas et de l’IGF sur les flux financiers dans la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique, arguant que leur méthodologie et leurs chiffres comportent des lacunes. Le syndicat prévoit de proposer des amendements aux parlementaires, bien que l’issue finale reste incertaine. Si une plus grande transparence dans les transactions financières entre pharmacies et groupements peut sembler légitime, Federgy met en garde : les propositions actuelles pourraient saper les relations commerciales régies par le droit de la concurrence et s’avérer discriminatoires dans leur application.
Cette taxe proposée pourrait également redessiner le paysage des groupements de pharmacies, augmentant le risque de concentration du marché. Les groupements les plus fragiles pourraient peiner à investir ou à maintenir leurs services, au point de disparaître ou de fusionner avec des entités plus importantes. Cela réduirait le nombre de groupements et, par extension, la concurrence dans le secteur. In fine, c’est bien les pharmacies qui devraient supporter le coût de ces transformations.
Une taxe de 15 % proposée sur les groupements de pharmacies suscite des inquiétudes quant à l'augmentation des coûts et à la concentration du marché
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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