Une proposition de taxe qui générerait des recettes

Une taxe proposée de 15 % sur une partie des rémunérations versées par les laboratoires aux groupes de pharmacies pourrait rapporter 120 millions d'euros à l'État si l'article 10 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 est adopté dans sa version actuelle. Cette taxe, qui entrerait en vigueur à partir du 1er janvier 2027, suscite un débat sur la manière dont les fonds seraient répartis.

Les syndicats de pharmaciens expriment leurs inquiétudes

Fabrice Camaioni, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), a exprimé la crainte que l'État ne réinvestisse pas cet argent dans les pharmacies. Il a insisté sur la nécessité que les 120 millions d'euros soient affectés aux officines afin de soutenir la réforme de la rémunération.

L'Assurance maladie a un point de vue différent

L'Assurance maladie ne partage pas cette position. Elle affirme que les échanges avec la Cnam et la Direction de la sécurité sociale (DSS) laissaient entendre que les fonds reviendraient à l'Assurance maladie. Ce désaccord illustre la divergence persistante sur l'utilisation prévue des recettes générées.

Un rapport plaide en faveur des pharmacies

Le rapport IGAS/IGF, sur lequel repose l'article 10 du PLFSS, recommande d'utiliser ce montant pour renforcer l'équilibre économique des pharmacies. Les négociations en vue du quatrième avenant à la réforme de la rémunération doivent bientôt débuter.

Incertitude sur les besoins de financement

Fabrice Camaioni affirme que cet argent appartient aux pharmaciens et doit être pris en compte dans les discussions. Il reconnaît toutefois que les 120 millions d'euros pourraient ne pas suffire à financer la transformation du modèle économique, le montant exact nécessaire dépendant de la stratégie prévue pour améliorer la rémunération, qui reste à définir.