Environ 150 représentants de gouvernements, d’organisations régionales et internationales, d’institutions financières et de la société civile se sont réunis dans la capitale ivoirienne, Abidjan, la semaine dernière. La rencontre avait pour objectif d’améliorer l’emploi des jeunes et de renforcer l’autonomisation économique des femmes grâce à une nouvelle initiative appelée l’Appel d’Abidjan. Selon un communiqué des Nations unies publié samedi 3 octobre, le texte aborde spécifiquement les défis des zones rurales, frontalières et touchées par des conflits en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Les signataires ont recommandé d’augmenter les investissements dans ces domaines, notamment en renforçant la formation technique et professionnelle, les apprentissages et les compétences numériques. Ils ont également souligné la nécessité d’un meilleur accès au crédit, aux marchés et aux chaînes de valeur pour les entreprises dirigées par des femmes et des jeunes. Le document promeut aussi une plus grande inclusion de ces groupes dans les processus de paix et les instances décisionnelles, ainsi que le suivi des engagements et la coordination régionale.
Le travail informel reste très répandu en Afrique de l’Ouest, où une grande partie des jeunes ont peu d’opportunités d’emploi formel. Dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le travail indépendant représentait 70,1 % des postes occupés par les 15-29 ans, selon une récente analyse de l’Organisation internationale du travail (OIT). Au Ghana, le secteur privé informel reste le principal pourvoyeur d’activités, avec 90,3 % du total selon les données 2025 du Ghana Statistical Service. Au Nigeria, l’informalité touche 92,3 % de l’ensemble des emplois et 98 % de ceux occupés par les jeunes, selon la même organisation, jusqu’à 99,1 % chez les jeunes femmes.
L’Appel d’Abidjan s’inscrit dans la continuité d’un cadre régional dédié à la jeunesse, à la paix et à la sécurité. Il reprend les orientations des résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies, de l’Agenda 2030, de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et de la Stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel. Il fait également suite aux forums annuels de la jeunesse organisés par le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), qui ont donné lieu à l’Appel d’Abuja en 2021, à l’Appel de Mindelo en 2023 et au Pacte de Dakar en 2025. Reste à savoir comment ces orientations seront mises en œuvre concrètement. Pour l’instant, le document ne prévoit ni budget régional dédié, ni objectifs chiffrés de création d’emplois, ni nombre de personnes à former, ni calendrier commun d’exécution.
Une initiative régionale ambitionne de résoudre le chômage des jeunes et l'autonomisation des femmes en Afrique de l'Ouest et au Sahel
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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