La Fédération nationale ovine (FNO), une organisation clé représentant les éleveurs ovins en France, a tenu son 79ᵉ congrès mercredi 30 septembre à Cap d'Agde, une commune du département de l'Hérault en Occitanie. Bien que l'Hérault ne soit pas traditionnellement connu pour l'élevage ovin à grande échelle, la région abrite le plus grand troupeau ovin de France. L'événement a réuni éleveurs, responsables et experts pour discuter de l'avenir de la Politique agricole commune (PAC), un programme majeur de l'UE qui fournit des financements et un soutien au secteur agricole. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, était présente et s'est adressée aux participants, soulignant l'importance du secteur et la nécessité d'un cadre politique solide.
Ce congrès a marqué la fin de la présidence de Michèle Boudoin, qui a duré onze ans. Patrick Soury, éleveur ovin en Charente, a été élu pour lui succéder, aux côtés de quinze autres membres du conseil d'administration nouvellement élus ou réélus. L'événement a inclus des visites de terrain, un dîner de gala et une table ronde sur la PAC, où les participants ont salué le dévouement de longue date de Boudoin envers la filière. Les discussions ont porté sur l'avenir de la PAC au-delà de 2027, avec des propositions initiales suggérant des changements majeurs, notamment la fusion de deux piliers de la politique, des réductions budgétaires et une plus grande autonomie pour les États membres.
Lors de la table ronde, plusieurs personnalités, dont le député Michel Barnier, Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), et Hervé Guyomard, ancien directeur de recherche à l'Inrae, ont débattu de l'avenir de la PAC. La FNO et Rousseau ont tous deux appelé à une PAC « vraiment commune » avec un budget garanti, insistant sur le rôle de l'agriculture dans la souveraineté européenne. La fédération a également demandé une revalorisation des aides ovines, essentielles pour maintenir l'élevage ovin. Une légère augmentation de deux euros par brebis et par an pour 2026 et 2027 a récemment été obtenue grâce à des fonds restants des programmes d'aides bio.
La FNO a également plaidé pour la « rémunération des biens fournis par l'élevage ovin », notamment le soutien aux pâturages utilisés pour le pâturage. Les négociations pour la nouvelle PAC, prévues pour commencer en 2028, sont actuellement au point mort, l'Union européenne exhortant les États membres à clarifier leurs contributions. Hervé Guyomard a averti que, sans positions claires des États membres, le budget de la PAC pourrait être réduit. Par ailleurs, la FNO s'inquiète du nombre croissant d'accords commerciaux bilatéraux de l'UE, qu'elle juge menaçants pour l'élevage ovin. La fédération plaide en faveur de mesures de protection, comme des « clauses miroir », pour protéger le secteur des décisions commerciales géopolitiques.
La FNO a lancé un « Plan Marshall » pour l'élevage ovin, visant à porter l'autosuffisance de la France en viande ovine à 55 % d'ici 2030. Cette initiative comprend cinq objectifs principaux : améliorer les conditions de production, garantir des prix équitables, réduire les importations via les accords commerciaux, sécuriser le soutien public et aider les nouveaux éleveurs à s'installer. La ministre Genevard, qui s'est exprimée pour la première fois en quinze ans lors de ce congrès, a annoncé 75 millions d'euros de fonds d'urgence pour le secteur et a insisté sur la nécessité de soutenir les jeunes agriculteurs. Elle a également réaffirmé son engagement à relever des défis tels que la prédation par les loups et les maladies émergentes, annonçant des réformes pour aider les éleveurs à protéger leurs troupeaux et à renforcer les contrôles aux frontières afin d'empêcher la propagation des maladies animales.
Le Congrès de la Fédération nationale ovine aborde l’avenir des politiques agricoles et les défis du secteur
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Réussir



