Lors du congrès d’Elvea France, qui s’est tenu les 23 et 24 septembre à Fontainebleau, le nouveau conseil d’administration a réaffirmé son engagement à améliorer les services et le soutien apportés aux agriculteurs, en insistant sur l’importance des relations humaines au sein de la communauté agricole. Cet événement s’est déroulé dans un contexte de sécheresse sévère, susceptible d’entraîner une pénurie de fourrage — herbes et autres plantes utilisées pour nourrir les animaux — cet hiver. Stéphane Peultier, président d’Elvea France, a souligné les conditions difficiles auxquelles sont confrontés les agriculteurs et a appelé à l’unité et à la solidarité. Il a averti que, d’ici la fin de l’hiver, entre 200 000 et 300 000 vaches pourraient être abattues en raison de cette crise et a exhorté les éleveurs et les négociants en bétail à signaler les situations critiques. Le conseil souhaite réduire l’écart entre le niveau national et les communautés agricoles locales, en renforçant les partenariats au niveau local.
Maxime Morantin, secrétaire général d’Elvea France, a présenté les objectifs de l’association, qui incluent le renforcement de son rôle et l’élargissement du sentiment d’appartenance des agriculteurs au réseau. La nouvelle direction prévoit d’élargir l’éventail des services proposés et d’établir des partenariats nationaux pour mieux répondre aux besoins des agriculteurs et des organisations de producteurs. Parmi les thèmes clés abordés figurent l’agrivoltaïsme — l’association de l’agriculture et de la production d’énergie solaire —, les conseils sur la méthanisation (un processus de capture du méthane issu des déchets organiques), les crédits carbone et l’assurance santé collective pour les agriculteurs. Le 23 septembre, Elvea France a signé un partenariat avec TotalEnergies pour soutenir les agriculteurs dans le développement de projets d’agri-énergie, visant à intégrer les énergies renouvelables dans les pratiques agricoles.
Le conseil prévoit également de renforcer les liens avec les acheteurs désignés et de travailler sur des contrats à long terme pour garantir des chaînes d’approvisionnement stables. En raison du manque de fourrage cette année, des ajustements des bilans fourragers et des rations sont attendus, la finition (le processus d’engraissement des animaux avant abattage) pouvant servir de levier pour gérer la situation. Peultier a souligné que si les abattoirs souhaitent des approvisionnements, les prix devront augmenter en conséquence. Il a également mis en garde contre l’adaptation aux changements des habitudes de consommation, comme le déclin des repas familiaux traditionnels, plus longs à préparer, et la concurrence accrue pour le bœuf face à d’autres sources de protéines, comme le thon, le porc ou les sandwiches au poulet.
Peultier a insisté sur la fierté et le rôle essentiel du secteur agricole, décrivant les agriculteurs comme le pilier des communautés rurales, les gardiens de la souveraineté alimentaire et les créateurs des paysages ruraux. Caroline Monniot, agro-économiste à l’Institut de l’élevage, a souligné que la France a perdu 1,3 million de vaches au cours de la dernière décennie, dont 674 000 vaches allaitantes, représentant 16 % du cheptel total. Ce déclin a entraîné une baisse de 14 % de la production abattue. Elle a également noté que 25 % de la consommation alimentaire française est actuellement importée, avec des projections indiquant que ce chiffre pourrait atteindre 27,6 % d’ici 2033.
Yohann Barbe, président du conseil spécialisé ruminants de FranceAgriMer, a estimé que les consommateurs ne peuvent exiger une plus grande responsabilité des agriculteurs sans prendre en compte l’origine et la durabilité de leur alimentation. Karl Pitel, boucher et représentant de la Confédération française de la boucherie (CFBCT), a averti que les budgets sont serrés et que les clients se tournent de plus en plus vers des options plus abordables, comme la volaille et le porc, ce qui rend la viande bovine moins compétitive. Le défi reste de trouver un équilibre entre des prix équitables pour les agriculteurs et le pouvoir d’achat des consommateurs.
Le Congrès Elvea France examine les défis agricoles dans un contexte de sécheresse et de pressions économiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Réussir



